Lexique médical

A

Abortive :

Substance active qui déclenche un avortement.

Acétylcholine :

L’acétylcholine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire que cette substance transmet l’information d’un neurone à un autre. Elle est stockée dans des vésicules à l’extrémité d’un premier neurone, et est sécrétée lors d’un influx électrique dans la synapse (espace entre deux neurones).

Acétylcholinestérase :

La cholinestérase est une enzyme (sorte de protéine participant à différentes réactions chimiques de l’organisme), ayant pour but d’hydrolyser (détruire, casser) l’acétylcholine dans le sang, et les tissus (ensemble de cellules). Ceci a pour résultat de rendre ce neuromédiateur inactif.

Acide chlorogénique :

L’acide chlorogénique est un acide organique de type phénolique, que l’on trouve en particulier dans certains légumes (carotte, pomme de terre, artichaut), et à forte concentration dans le café. Il est utilisé en pharmacie pour ses propriétés naturelles anti-oxydantes, antivirales, bactéricides ou fongicides (qui tue les champignons). Il aurait aussi des vertus anticancéreuses et permettrait de retarder l’apparition de maladies cardio-vasculaires.

Actinomycétomes :

L’actinomycétome est l’infection d’une articulation par l’actinomycète (bactérie ressemblant aux champignons microscopiques, que l’on trouve dans le sol, l’eau et la matière en décomposition).

Adaptogène :

Substance qui augmente la capacité du corps à s’adapter aux différents stress, quelles que soient leurs origines.

Adénylate cyclase :

Famille de protéines jouant le rôle d’enzyme intégrale membranaire.

Adénovirus :

Virus pathogène de certaines affections respiratoires humaines.

Adipocytes :

Cellule spécialisée dans le stockage des lipides.

Adrénaline :

Hormone secrétée par les glandes surrénales ; c’est l’un des nombreux neurotransmetteurs présents dans le cerveau. L’un des effets de l’adrénaline consiste en une décharge d’énergie nerveuse lors d’un stress, que l’on appelle souvent  » réaction de fuite ou de combat « .

Adrénergique :

Adrénergique est un adjectif signifiant « qui agit par l’intermédiaire de l’adrénaline ». Syn. Sympathique.

Agent antinéoplasique émergent :

Un anticancéreux ou antinéoplasique est une substance active destinée à bloquer la prolifération des cellules cancéreuses. Le néoplasme désignant une tumeur ou un cancer.

Agoniste :

Substance qui se fixe sur les mêmes récepteurs cellulaires qu’une substance de référence et qui produit, au moins en partie, les mêmes effets. Un agoniste peut être une substance naturelle du corps humain ou une substance active. Les agonistes de la morphine, par exemple, sont prescrits pour leurs propriétés analgésiques.

Agrégation plaquettaire :

Phénomène consécutif à l’adhésion des plaquettes entre elles et au collagène (protéine du tissu conjonctif), sous l’effet de l’adénosine diphosphate (A.D.P.) que celles-ci libèrent. L’agrégation plaquettaire constitue une étape initiale de l’hémostase (coagulation sanguine) lorsqu’un vaisseau est lésé.

Aldose-réductase :

Enzyme capable de traiter une grande variété de substrats possédant un groupe carbonyle tels que des aldéhydes et des cétones, et notamment des oses. Surtout connue pour catalyser la conversion du glucose en sorbitol, à partir duquel il peut être converti en fructose par le sorbitol déshydrogénase.

Alpha-amylase :

L’α-amylase est une enzyme digestive classée comme glucosidase (enzyme qui hydrolyse les polysaccharides). C’est un constituant du suc pancréatique et de la salive, requis pour le catabolisme des glucides à longue chaîne (comme l’amidon) en unités plus petites.

Alpha-glucosidase :

Les alpha-glucosidases sont des enzymes qui procèdent à la digestion des sucres. Dans un premier temps dégradés en disaccharides par l’amylase salivaire puis par l’amylase pancréatique, les sucres sont ensuite pris en charge par les alpha-glucosidases que sont la maltase, la lactase, la saccharase ou l’invertase. Ils sont alors dégradés en monosaccharides (eux seuls capables de franchir la barrière intestinale). Ainsi, les inhibiteurs des alpha-glucosidases bloquent le dernier stade de la digestion des sucres qui ne pourront pas être absorbés. Ils sont donc indiqués dans le traitement de certains diabètes.

Aldose-réductase :

L’aldose réductase, ou aldéhyde réductase, est une oxydoréductase qui catalyse la réaction : Alditol + NADP + aldose + NADPH + H+. Cette enzyme est capable de traiter une grande variété de substrats possédant un groupe carbonyle tels que des aldéhydes et des cétones, et notamment des oses.

Androstane :

L’androstane est un noyau stéroïdien. Il correspond au stéroïde à 19 atomes de carbone. Il existe en deux isomères, le 5α-androstane et le 5β-androstane, en fonction de la position de l’atome d’hydrogène sur le carbone 5.

Anophèle :

Moustique dont la femelle transmet le paludisme.

Anogénitale :

Relatif à l’anus et aux organes génitaux.

Antagonisée :

Correspond à l’action d’opposer deux choses: ce peut être un système, un organe (muscle entre autres), une substance dont l’action est opposée à celle d’une autre.

Antagoniste :

Anti : du préfixe anti = indiquant l’ hostilité, l’opposition ou la défense (contre), et agoniste, agonisme : du grec agônisma = bataille, combat. Se dit d’un muscle qui, dans un mouvement donné, s’oppose à un autre muscle, l’agoniste, ou de 2 substances dont les effets s’opposent (acétylcholine et adrénaline p. ex.), ou de 2 systèmes qui agissent de façon opposée (systèmes nerveux sympathique et parasympathique). Syn. antagonique.

Antiagrégant plaquettaire :

Les antiagrégants plaquettaires sont des substances actives destinés à empêcher la formation des caillots sanguins. Ils agissent en évitant que les plaquettes sanguines responsables en partie du phénomène de coagulation du sang, ne s’agglomèrent entre elles et constituent le début d’un caillot.

Anti-androgénique :

Les anti-androgènes sont des molécules diminuant l’activité des hormones androgènes. Ils bloquent les récepteurs aux androgènes ou diminuant la synthèse des androgènes.

Anti-angiogénique :

Anti : du préfixe anti =  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre). Angio : du grec aggeion = vaisseau, et géno, génique : du latin et du grec genesis = naissance, formation, qui engendre. Une substance anti-angiogénique a pour effet d’affamer les tumeurs en empêchant le développement des vaisseaux sanguins qui les alimentent. (Traitement des cancers du poumon, de la prostate et du sein). Outre la lutte anti-cancer, la stratégie anti-angiogénique pourrait bien connaître de multiples applications :
·         L’arthrite : la maladie est souvent compliquée par la prolifération de vaisseaux sanguins qui alimentent les agents destructeurs des tissus cartilagineux. Une thérapie anti-angiogénique pourrait être bénéfique.
·         Le psoriasis : le bloqueur AE-941 est utilisé cette fois pour lutter contre l’angiogenèse associée à la formation des plaques de psoriasis.

Anti-aspergillaire :

Un anti-aspergillaire est une substance active inhibant le développement de l’aspergillose. L’ aspergillose est une infection fongique, causée par certaines formes de champignons du genre Aspergillus. Le germe le plus fréquent est Aspergillus fumigatus. Il existe toute une gamme d’infections causée par le champignon, les plus répandues étant l’Aspergillose bronchopulmonaire allergique, l’aspergillome et l’aspergillose invasive. L’aspergillose se développe principalement chez les personnes immunodéprimées. Les formes invasives sont une cause fréquente de mortalité chez les patients neutropéniques immunodéprimés.

Anti-catarrhal :

Anti-catarrhal est un adjectif qui signifie « contre le catarrhe ». Le catarrhe est une inflammation aiguë ou chronique des muqueuses engendrant une hypersécrétion de mucus au niveau de la zone enflammée, pouvant être ensuite le siège d’infection.

Anticholinergique :

Les substances actives anticholinergiques inhibent l’action de l’acétylcholine, un neurotransmetteur qui intervient dans le cerveau et le système nerveux parasympathique.

Anti-cholinestérasique :

Les substances anti-cholinesterasiques sont des inhibiteurs d’une enzyme cholinestérase responsable de la dégradation de l’acétylcholine (neurotransmetteur du système parasympathique qui est libéré aux jonctions neuromusculaires).

Antifongique :

Anti : du préfixe anti = hostilité, opposition ou défense (contre), et fongique : du latin fungus = champignon. Se dit de médications actives contre les champignons ou levures parasites de l’homme ou des animaux (des infections appelées mycoses).

Antigène :

Anti : du préfixe anti = indiquant l’ hostilité, l’opposition ou la défense (contre) , et géno, gène, génique : du latin et du grec genesis =  naissance, formation, qui engendre. Toute substance dont l’introduction dans un organisme vivant entraîne une réponse immunitaire spécifique, soit par la formation d’anticorps circulants, soit par l’activation des lymphocytes T auxquels des fragments de l’antigène ont été présentés sous forme de soi modifié. Adj. antigénique : qui a trait à l’antigène ; aptitude d’une molécule à se lier avec un anticorps spécifique.

Anti-hyperalgésique :

L’hyperalgésie, ou hyperalgie, est une douleur anormalement amplifiée suscitée par un stimulus douloureux.

Antimutagène :

Produit s’opposant aux substances susceptibles d’introduire des mutations.

Anti-nociceptive :

Analgésique (qui supprime la sensation de douleur).

Antipaludéenne :

Qui agit sur le paludisme ou qui protège contre lui.

Antiprurigineux :

Substance active qui combat les prurits, les démangeaisons.

Anti-radicalaire :

En cosmétologie, qualifie ou désigne une substance utilisée pour protéger la peau et les muqueuses des effets nocifs des radicaux libres produits naturellement ou sous l’effet de facteurs environnementaux (exemple vitamine E). Syn. Antioxydant.

Anti-thrombotique :

Qui prévient ou limite la formation ou l’extension d’un thrombus.

Anthelminthique :

Anti : du préfixe anti = indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre), et helminthique : du grec helmins = les vers. Substance utilisé pour détruire les vers parasites de l’intestin chez l’homme, dont les plus fréquents sont les Ascaris, les Oxyures, les Ténias. Pour chacune de ces parasitoses, il existe un traitement spécifique.

Apoptose :

Processus physiologique de mort cellulaire programmée.

Astringent :

Substance active qui a pour rôle de resserrer les tissus vivants.

Ataxie :

Trouble de la coordination des mouvements, d’origine neurologique.

Athérome :

Athérome : du latin atheroma, du grec athêra = bouillie ; terme qui s’applique à la tunique interne d’une artère.Dépôt de plaques riches en lipides (essentiellement des cristaux d’acides gras et de cholestérol) qui se forme à l’intérieur des artères. Ces athéromes peuvent se charger de carbonate de calcium et s’ulcérer, affectant ainsi la tunique interne de l’artère ou intima. Il en résulte une diminution de la lumière de l’artère, d’autant plus que ces athéromes se couvrent d’un tissu non fonctionnel, essentiellement des myofibroblastes. L’athérome peut être à l’origine d’un anévrisme (dilatation vers l’extérieur de la paroi artérielle qui se trouve ainsi très fragilisée). La présence d’athéromes dans les artères représente le début de l’athérosclérose que l’on soigne, pour certaines artères (coronaires, iliaques …) par l’angiographie et la pose d’un stent. Athéromateux : qui est de la nature de l’athérome, qui se rapporte à l’athérome. Athérome coronarien : l’un des plus redoutés, puisqu’il limite l’oxygénation du territoire cardiaque situé en aval et est responsable de l’infarctus du myocarde.

Athérosclérose :

Affection des artères associant athérome et artériosclérose.

 

 

B

Barrière hémato-encéphalique :

La barrière hémato–encéphalique est une membrane qui sépare la circulation sanguine et le liquide céphalo-rachidien, le fluide dans lequel baigne le cerveau et la moelle épinière. Cette membrane permet d’éviter le passage d’un certain nombre de toxiques au niveau du système nerveux central (bactéries, toxines, etc.).

Benzodiazépine :

Benzo: du latin benzoe = benjoin ou encens de Java, résine aromatique tirée d’un arbre, le styrax. Di : du préfixe grec di = deux fois, et azépine = terme désignant un hétérocycle, comme celui du benzène, dans lequel un atome de carbone a été remplacé par un atome d’azote ; dans une diazépine, 2 carbones ont été remplacés par de l’azote. Le mot benzodiazépine est un terme générique incluant un grand nombre de molécules utilisées comme anxiolytiques, anticonvulsivants, myorelaxants. La caractéristique des benzodiazépines est qu’elles sont basiques et très lipophiles, ce qui va leur permettre de se lier facilement aux protéines plasmatiques et de pénétrer sans difficulté dans l’encéphale où elles vont se fixer sur les récepteurs GABA en augmentant son efficacité. Il en résulte un effet relaxant menant rapidement au sommeil.

Bêta-lactamines :

Les bêta-lactamines ou antibiotiques β-lactame sont une large classe d’antibiotiques qui comprennent les dérivés de la pénicilline, les céphalosporines, les monobactames, les carbapénèmes et les inhibiteurs de la β-lactamase, en bref, tout antibiotique qui contient un noyau β-lactame dans sa structure moléculaire.

Biodisponibilité :

Bio : du grec bios =  vie, et disponibilité : du latin médiéval disponibilis, de disponere, disposer = que l’on peut utiliser. En science de la nutrition, la biodisponibilité d’un nutriment entrant dans la composition d’un aliment est son potentiel d’utilisation par l’organisme après la digestion et l’absorption. En pharmacologie, la biodisponibilité d’une substance est sa capacité à libérer ses molécules actives (on dit aussi son principe actif) à partir de la forme pharmaceutique que l’on a absorbée. Ainsi, une molécule est d’autant plus biodisponible qu’elle est absorbée vite et de façon importante, sachant que, pour une molécule donnée, ces propriétés varient de façon importante en fonction de l’environnement pharmaceutique de cette molécule, c’est-à-dire du type de préparation (on parle aussi de pharmacocinétique et de pharmacodynamie de la molécule).

Bioélectronique :

Science des micro-courants, qui à partir de 3 facteurs, permet de mesurer objectivement les courants électromagnétiques de la vie (Ces courants disparaissent à la mort). Ces 3 mesures sont obtenues à l’aide d’un bioélectronimètre.

Biophysique :

Concepts physiques et outils d’observation et de modélisation de la physique appliqués aux phénomènes biologiques.

Biosynthèse de polyamines :

Synthèse de  composés organiques possédant deux ou plusieurs fonctions amine.

BPCO :

La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire qui touche les bronches et les alvéoles pulmonaires. C’est une maladie chronique qui s’installe sur plusieurs années et dont le responsable principal est le tabac.

Bradycardie :

Brady : du grec bradus = lent, et cardio, cardie : du grec kardia = cœur.Ralentissement de la fréquence cardiaque, à un rythme inférieur à 60 par minute (inférieur à 50 selon certains auteurs), alors que le rythme normal oscille entre 60 et 80. Syn. bradyrythmie.

Bradycardisant :

Substance susceptible de lutter contre une élévation anormale du rythme cardiaque.

Bronchoconstriction :

Broncho : du latin médical bronchia ou du grec bronkhia = bronche, conduit par lequel l’air va de la trachée aux poumons, et constriction : du latin constrictio, de constringere = resserrer. Diminution du diamètre bronchique, résultant de l’excitation d’un nerf bronchoconstricteur. Le nerf X (pneumogastrique) est bronchoconstricteur, ainsi qu’un certain nombre de substances chimiques : acétylcholine, pilocarpine, ésérine, histamine. Chez les asthmatiques, certains allergènes provoquent une libération d’histamine et donc une bronchoconstriction.

Bronchodilatation :

Broncho : du latin médical bronchia ou du grec bronkhia = bronche, conduit par lequel l’air va de la trachée aux poumons, et dilatation : du latin dilatatio, dilatare = élargir, augmenter de volume. Un nerf est bronchodilatateur, ou une substance est bronchodilatatrice lorsque l’un et l’autre dilatent la bronche, en particulier la lumière bronchique. Le nerf bronchodilatateur par excellence est le sympathique. Substances bronchodilatatrices : les sympathicomimétiques telles l’adrénaline, la théophylline et ses dérivés, ainsi que les parasympathicolytiques qui paralysent le pneumogastrique.

 

 

C

Canal ionique :

Canal : du latin canalis, de canna = roseau, tube, tuyau, et ionique : du mot anglais ion, venant lui-même du participe présent du grec ienai = aller, qui se déplace. Un canal ionique est un passage formé par un ensemble de protéines transmembranaires ou intrinsèques (qui font communiquer l’intérieur et l’extérieur de la cellule), présent dans la membrane des cellules et qui laisse diffuser certains ions. Pour bien comprendre les différents mécanismes qui permettent le passage des ions dans un sens ou dans l’autre, il faut connaître la structure de la membrane cellulaire, ainsi que les concentrations « normales » de part et d’autre de cette membrane.

Carcinogène :

Carcino : du grec karkinôma, de karkinos = crabe, cancer, et gène : du latin et du grec genesis = naissance, formation, qui engendre. Caractérise tous les facteurs susceptibles de provoquer l’apparition d’un cancer : entre autres certains facteurs environnementaux (radiations, produits chimiques, certains virus) ou propres à l’organisme (hérédité, défaillance du système immunitaire). Syn. cancérigène.

Carcinogenèse :

Carcino : du grec karkinôma = cancer, et genèse : du latin et du grec genesis = naissance, formation, qui engendre. C’est la transformation de cellules normales en cellules cancéreuses, qui fabriquent des molécules qu’elles ne synthétisent pas normalement et qui prolifèrent de façon anarchique. Cette cancérisation (syn. carcinogenèse, cancérogenèse) se fait en plusieurs étapes. Pour chacune d’elles, notre organisme possède des mécanismes de défense et la formation finale d’une tumeur puis de métastases résulte en fait d’un incroyable concours de circonstances. Initiation : il s’agit essentiellement d’une modification de l’ADN (acide désoxyribonucléique) du noyau par mutation. La cellule possède des gènes « suppresseurs de tumeurs » produisant des molécules capables d’effectuer la réparation nécessaire. Si l’ADN n’est pas réparé, la cellule peut se « suicider » par apoptose, ou se diviser. Dans ce dernier cas, les divisions de la cellule initiée se font avec transmission du matériel anormal. Promotion : c’est la prolifération anormale des cellules initiées. Les multiplications cellulaires vont croissantes, mais aussi les mutations de l’ADN nucléaire. Parmi les facteurs de promotion, de nombreux sont bien connus : tabagisme, alcool, alimentation, certaines hormones (cancers hormono-dépendants), radiations, y compris les UV solaires, âge … A ce stade, les apoptoses augmentent aussi mais la tumeur peut quand même se former. Le clone cellulaires (toutes les cellules proviennent d’une seule cellule initiée) peut grossir et comprend de plus en plus de cellules filles particulièrement instables. Quand cette tumeur est décelée, il faut arriver à détruire toutes les cellules pour envisager une guérison totale.

Carcinomes hépatiques :

Le carcinome hépatocellulaire (généralement désigné par l’abréviation CHC) est un cancer qui se développe à partir des cellules du foie.  Carcino : du grec karkinôma = cancer, et ome : du grec –ôma= maladie, corps, tumeur, tuméfaction. Un carcinome est une tumeur maligne, constituée de cellules épithéliales néoformées (ou nouvellement formées) et qui a la capacité de provoquer des métastases dans tous les organes du corps. Tout organe contenant des cellules épithéliales est donc susceptible de développer un carcinome et la gravité de ce cancer dépend de sa localisation : ceux qui siègent sur la peau sont généralement de pronostic favorable. On distingue un grand nombre de carcinomes différents, selon le type d’épithélium dont ils dérivent (épithélium de revêtement, basal, glandulaire etc.).

Carcinomes hépatocellulaires :

Le carcinome hépatocellulaire(généralement désigné par l’abréviation CHC) est un cancer qui se développe à partir des cellules du foie. C’est donc un cancer primitif du foie. Il survient dans la quasi-totalité des cas sur un foie anormal, fréquemment atteint de maladie chronique souvent au stade de cirrhose.

Carminative :

Une substance active carminative, du latin « carminare » qui signifie « carder la laine », transformé en latin médiéval en « carminativus » signifiant « disperser en grattant », d’où « purifier, nettoyer en éliminant », est une substance active qui favorise l’expulsion des gaz intestinaux, tout en réduisant leur production.

Carraghénine :

Le carraghénane (ou carraghénine) est un polysaccharide (galactane) extrait d’algues rouges servant d’agent d’épaississement et de stabilisation dans l’industrie alimentaire. Il porte le code E407 de la classification des additifs alimentaires. C’est une substance allergène à l’origine de nombreuses pathologies gastro-intestinale.

Cellules épithéliales :

Les cellules épithéliales recouvrent la surface du corps ou tapissent l’intérieur de tous les organes creux.

Cellules mastocytaires :

Le mastocyte est une cellule présente dans les tissus conjonctifs, qui fait partie des globules blancs et se caractérise par la présence dans son cytoplasme de très nombreuses granulations contenant des médiateurs chimiques comme la sérotonine, l’histamine, la tryptase ou l’héparine.

Cellulite adipeuse :

La cellulite adipeuse tire son nom du phénomène appelé « adipose ». L’adipose est une accumulation anormale des cellules dans le tissu graisseux, ou « tissu adipeux », situé dans l’hypoderme. Schématiquement, la peau est constituée, en partant de la surface visible et en allant vers l’intérieur :
  • de l’épiderme
  • du derme
  • de l’hypoderme
C’est dans ce dernier que se logent les cellules adipeuses : les adipocytes. Les adipocytes sont nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme : c’est la réserve d’énergie du corps humain. Toutefois, lorsque l’organisme ingère plus de graisse qu’il n’en dépense, ces cellules sont hypertrophiées (volume plus important que la normale) et se multiplient. Cette accumulation de graisse dans le tissu adipeux empêche la circulation des toxines qui, une fois bloquées dans les cellules, créent une inflammation. C’est à cause de cette inflammation que le tissu prend une apparence bosselée et forme, en surface, la peau d’orange. Ainsi, ce n’est pas tant l’excès de graisse que l’accumulation des toxines qui est responsable de la cellulite adipeuse.

Cellulite aqueuse :

La cellulite aqueuse (du latin « aqua » qui signifie « eau ») se caractérise par un problème d’évacuation de l’eau qui, de ce fait, stagne dans les tissus : c’est la rétention d’eau, synonyme de mauvaise circulation veineuse et lymphatique. L’eau absorbée n’est pas correctement éliminée, s’accumule dans l’organisme et provoque des gonflements et des œdèmes.

Cellulite fibreuse :

La cellulite fibreuse est une cellulite incrustée. Ce type de cellulite est installé depuis longtemps et est lié à une distension de la peau. C’est la forme de cellulite la plus difficile à déloger et la plus douloureuse.

Cellulite pathologique :

La cellulite (ici à ne pas confondre avec les capitons gras qui apparaissent sous la peau, et qui portent le même nom) est une inflammation sévère, diffuse des tissus conjonctifs de la couche dermique et sous-cutanés. Il s’agit d’une infection bactérienne consécutive à une rupture de l’intégrité de la peau : craquelures de la peau, coupures, brûlures, morsures d’insectes, plaies chirurgicales, injection de drogue ou infection de sites d’insertion de cathéters intraveineux. Cette cellulite peut être causée par la flore cutanée normale ou par des bactéries exogènes, présentes dans de l’eau stagnante par exemple. La cellulite se distingue d’un abcès par son caractère diffus et non limité.

Cellulolytique :

Se dit d’un groupe fonctionnel bactérien défini par la capacité de ses membres à dégrader la cellulose (cellulolyse).

Chimio-induction :

La chimio-induction ou chimiothérapie d’induction désigne le début du traitement de chimiothérapie. Elle forme une « charge médicamenteuse » destinée à détruire le maximum de cellules tumorales très chimiosensibles. La chimiothérapie est utilisée à forte dose sur des cycles limités en fonction du programme personnalisé de soins arrêté par la réunion de concertation pluridisciplinaire. En fonction des médicaments utilisés en chimiothérapie d’induction, l’hospitalisation du patient peut être indiquée.

Chimioprophylaxie :

Administration d’une substance active empêchant l’apparition de maladie en détruisant l’agent pathogène dès son entrée dans l’organisme.

Chimiotactisme :

Le chimiotactisme se définit par l’effet d’attraction ou de répulsion qu’exerce une substance chimique sur une cellule vivante. Selon l’effet produit, on parle de chimiotactisme positif (attraction) ou négatif (répulsion).

Cholagogue :

Cholo, cholé : du grec kholê = bile, et agogue : du grec agagein, agôgos = qui conduit, qui entraîne, qui favorise. Une substance cholagogue facilite l’évacuation de la bile renfermée dans les voies biliaires extra-hépatiques et surtout dans la vésicule biliaire.

Cholagokinétique :

Qui se rapporte ou qui est dû au mouvement d’évacuer la bile stockée dans la vésicule biliaire.

Cholérétique :

Cholo, cholé : du grec kholê = bile. Rèse : du grec rhein = couler, et ique : du grec eikôs = semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. La cholérèse est l’écoulement de la bile. Par contre, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’adjectif cholérétique (utilisé aussi maintenant comme substantif) vient du grec éréthizô = j’excite. Un cholérétique, ou une substance cholérétique est donc capable d’augmenter la sécrétion de bile.

Cholinergique :

Le terme cholinergique fait référence à tout agent qui stimule ou simule l’action de l’acétylcholine. Il s’applique également aux fibres nerveuses qui activent l’acétylcholine.

Cholinestérase :

Enzyme qui hydrolyse l’acétylcholine en choline et acide acétique, et joue un rôle important dans le fonctionnement du système nerveux.

Chondroprotecteur :

Se dit d’une substance active donnée en traitement des atteintes du cartilage notamment dans l’arthrose, visant à apporter des « nutriments » aux cartilages arthrosiques pour limiter les douleurs en créant un effet osmolaire visant à améliorer le liquide synovial articulaire.

Chloramphénicol :

Le chloramphénicol est un antibiotique bactériostatique de la famille des phénicolés. Cet antibiotique peut être utilisé pour traiter la méningite, la peste, le choléra, la fièvre typhoïde uniquement lorsque les antibiotiques plus sûrs ne peuvent pas être employés.

Chromatographie :

Chromato : du grec khrôma = couleur, mais aussi relatif au chrome, et graphie : du grec graphein = écrire. C’est un ensemble de techniques physiques permettant la séparation des constituants d’un mélange (phase fixe) dans une phase mobile, liquide ou gazeuse. Les différentes méthodes utilisées sont variées et dépendent des molécules à séparer. C’est ainsi que, sans entrer dans les détails, on distingue : la chromatographie d’adsorption (l’adsorption est une liaison entre les molécules), la chromatographie d’échanges d’ions ou ionique (le produit mélangé à un solvant traverse une colonne de résine chargée positivement ou négativement selon que l’on veut séparer les anions ou les cations), de partage, d’exclusion, la chromatographie sur couche mince de gel de silicone où on place d’échantillon à analyser et sur laquelle on fait passer un solvant, sur papier (ex. séparation des différents pigments chlorophylliens, posés sur une bande de papier type Whatman au contact d’un mélange de solvants), gazeuse, etc.

Clairance muco-ciliaire :

La clairance muco-ciliaire ou clearance mucociliaire est l’action combinée du mucus et des cils de la muqueuse respiratoire pour éliminer les particules étrangères. Le mucus capte les particules et permet leur élimination, protège la muqueuse contre les irritants ou la dessiccation et constitue le site de l’immunité locale.

Cortisol plasmatique :

Le cortisol est une hormone stéroïde produite à partir du cholestérol et sécrétée par des glandes situées au-dessus des reins (les glandes corticosurrénales).

Cortisone-like :

L’effet cortisonelike d’une plante ou d’une huile essentielle, permet à l’organisme de générer naturellement de la cortisone qui est une hormone naturellement présente dans le cortex des glandes surrénales, antiallergique et anti-inflammatoire.

Cyclooxygénase :

Enzyme qui permettant la formation des prostanoides (prostaglandines et thromboxanes) à partir de l’acide arachidonique. Son action est inhibée par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’aspirine.

Cylindrurie :

Agglutination de protéines de différentes origines (anciens globules rouges, anciens globules blancs et autres protéines) qui vont se rassembler sous la forme de petits cylindres microscopiques.

Cytochrome P450 :

Les cytochromes P450 ou CYP sont des enzymes qui se trouvent dans le foie, impliqués dans le métabolisme d’environ 90% des substances actives (ou médicaments) couramment utilisés. Le métabolisme d’une substance active (ou médicament) correspond à la transformation par une réaction enzymatique d’une substance active en un ou plusieurs composés, dits métabolites qui peuvent être actifs pharmacologiquement, inactifs pharmacologiquement ou parfois toxiques.

Cytokines :

Molécule sécrétée par un grand nombre de cellules, en particulier les lymphocytes (globules blancs intervenant dans l’immunité cellulaire) et les macrophages (cellules de défense de l’organisme chargées d’absorber des particules étrangères) et impliquée dans le développement et la régulation des réponses immunitaires.

Cyto-oxygénase :

La cyclo ou cyto-oxygénase, qu’on désigne également par l’appellation COX, est une enzyme capable de convertir l’acide arachidonique, qui participe à la formation des membranes cellulaires, en prostaglandines H2, responsables de nombreuses fonctions physiologiques, notamment au niveau musculaire.

 

 

D

Dégranulation mastocytaire :

La dégranulation des mastocytes désigne la libération des granulations qui contiennent de l’histamine et qui, au contact d’un antigène, entraîne une hypersensibilité immédiate et une inflammation.

Délétères :

Toxiques, dangereux pour la santé.

Dépresseur central :

Un dépresseur est une substance qui agit sur le système nerveux central pour réduire l’activité fonctionnelle, la coordination motrice, ainsi que l’anxiété et la tension. Sous l’effet du dépresseur, le patient se trouve dans un état plus décontracté.

Dermatophyte :

Les dermatophytes sont des champignons microscopiques filamenteux appartenant aux genres Trichophyton, Microsporum et Epidermophyton. Ils sont caractérisés par la production de spores diverses : microconidies, macroconidies, arthrospores et chlamydospores.

Dermatose :

Affection de la peau.

Déterpénation :

Procédé permettant d’éliminer de certaines huiles essentielles des parties terpéniques.

Détoxication :

La détoxication est le processus par lequel un organisme inactive les substances toxiques d’origine interne ou externe, qui consiste, d’une part, en la réduction de l’activité pharmacologique ou toxicologique de la substance, en général par un processus enzymatique et, d’autre part, par la solubilisation de la substance, ce qui en facilite l’élimination rénale.

Détoxifiant :

Un détoxifiant est une molécule ou un ensemble de propriétés actives qui permet de détoxifier, notamment grâce à des composés xénobiotiques. La détoxification, ou parfois la désintoxication, d’un organisme consiste à éliminer ou neutraliser les toxiques et/ou les toxines. Il participe à une décontamination du corps par un processus enzymatique. Les détoxifiants sont souvent confondus avec les dépuratifs et les professionnels de la pharmacologie profitent souvent de cette confusion de langage.

Dopamine :

La dopamine est un neurotransmetteur, une molécule biochimique qui permet la communication au sein du système nerveux, et l’une de celles qui influent directement sur le comportement. La dopamine renforce les actions habituellement bénéfiques telles que manger un aliment sain en provoquant la sensation de plaisir ce qui active ainsi le système de récompense/renforcement. Elle est donc indispensable à la survie de l’individu. Plus généralement, elle joue un rôle dans la motivation et la prise de risque chez les mammifères donc chez l’homme. Cette molécule est également impliquée dans certains plaisirs abstraits comme écouter de la musique

Dopaminergique :

Relatif à l’action de la dopamine.

Dysbiose intestinale :

Le terme dysbiose désigne le déséquilibre de l’écosystème bactérien (aussi appelé microbiote) présent dans et sur le corps d’un organisme, notamment le corps humain et plus particulièrement le microbiote intestinal humain sur lequel se porte en grande partie la recherche actuelle.

Dysmicrobisme intestinal :

Anomalie de fonctionnement en quantité et en qualité des microbes contenus dans les intestins.

Dystonie neurovégétative :

Dys : du préfixe grec dus = marquant une idée de difficulté. Tonie : du grec tonos = tension, neuro : du grec neuron = nerf et végétative : du latin médiéval vegetativus = qui croît, en parlant de la végétation, désigne une vie organique par opposition à une vie de relation.D’une façon générale, la dystonie est un trouble du tonus ou de la tonicité d’un tissu ou d’un organe. En réalité il existe de nombreuses formes de dystonies, des plus anodines aux plus graves. Il peut s’agir de postures particulières déclenchées par le mouvement ou le maintien d’une attitude. Le torticolis et la crampe de l’écrivain font ainsi partie de ce que l’on appelle les dystonies focales. On connaît aussi des formes héréditaires et des formes génétiques telle la dystonie musculaire déformante. De transmission autosomique récessive, elle apparaît chez le jeune enfant dès l’âge de 4 à 5 ans. Appelée aussi dystonie lordotique progressive ou maladie de Ziehen-Oppenheim, elle se caractérise par une dystonie musculaire d’extension et une déformation de la colonne vertébrale. Dans la forme dite dystonie primaire généralisée, l’enfant présente très vite des difficultés pour toutes les activités physiques et sportives. Très rapidement, l’enfant se retrouve dans un fauteuil roulant et le décès peut intervenir vers l’âge de 15 à 20 ans. Pour cette dernière forme, des recherches sont menées par plusieurs équipes, notamment sur l’électrostimulation cérébrale (premiers essais en 1990). C’est en stimulant le pallidum, zone profonde du cerveau, que des chercheurs neurologues français du CHU de Grenoble ont réussi à enrayer la maladie chez des patients âgés d’une vingtaine d’années, avec une amélioration de 70 à 80%. Des électrodes placées dans le pallidum sont reliées à une pile (exactement comme un pace maker cardiaque). De nombreux pays, dont les États-Unis utilisent maintenant cette méthode française pour soigner la dystonie généralisée. Adj. : dystonique : qui se rapporte à la dystonie ou qui en est atteint.

 

 

E

Ectodermique :

Relatif à l’ectoderme (feuillet externe de l’embryon).

Emolliente :

Qui relâche les tissus.

Emonctoires :

En anatomie, cela désigne un organe ou une partie d’organe qui permet d’éliminer les déchets du métabolisme. Quand nos fonctions d’élimination sont débordées par une alimentation trop riche et déséquilibrée, notre organisme finit par s’encrasser, prélude à des maladies bien plus graves. Les émonctoires sont les organes chargés d’évacuer les déchets afin de maintenir l’équilibre du milieu interne. Les émonctoires désignés à cette fonction sont :
·         Les intestins (via les selles)
·         La peau (via le sébum et la transpiration)
·         Les reins (via l’urine)
·         Les poumons (via les crachats ou le mucus)
·         Le foie (via la bile)
Ces organes assurent une élimination permanente des toxines. L’organisme est bien préparé à évacuer ce qui est indésirable pour lui dans la mesure où la vitalité est suffisante. L’exercice physique joue un rôle indéniable dans ce processus en permettant aux tissus de se libérer des toxines.

Endothélium :

Endo : du grec endon = au-dedans, et thélium : du grec thêlê = mamelon du sein. L’épithélium désignait autrefois la peau du mamelon. La terminaison « -thélium » est utilisée pour désigner divers tissus. L’endothélium est une membrane formée d’une seule couche de cellules planes et polygonales, qui tapisse la face interne des vaisseaux sanguins et lymphatiques, mais aussi des membranes séreuses et synoviales. Il permet les échanges entre la lumière des vaisseaux et les tissus interstitiels. Il joue également un rôle fondamental dans les réactions de vasoconstriction et de vasodilatation, ainsi que dans les processus d’agrégation plaquettaire, c’est-à-dire dans les premiers stades de la constitution d’un caillot ou thrombose. Adj. : endothélial : qui se rapporte à un endothélium.

Entérocytaire :

Les entérocytes sont un des quatre principaux types de cellules de l’épithélium intestinal, au sein de la muqueuse intestinale.

Enzyme :

En, préfixe grec qui signifie dedans, et zymo du grec zumê = relatif aux enzymes ou diastases. Les enzymes sont des substances de nature protéique qui existent en très faible quantité dans notre organisme, mais qui sont capables de déclencher et de catalyser de nombreuses réactions biochimiques. Leur rôle est, de ce fait, considérable. Le sang d’un sujet sain contient normalement les enzymes que les différents organes déversent dans la circulation. Lorsque le pouvoir de synthèse de ces organes diminue, l’activité de ces enzymes dans le sérum décroît. Il en est ainsi pour les enzymes hépatiques (fabriquées par le foie) et qui participent à la coagulation sanguine. Autre fait important : certains organes comme le cœur, le foie, le pancréas ou certaines cellules comme les érythrocytes ou globules rouges, contiennent souvent 100 à 1000 fois plus d’enzymes que le plasma et leur destruction, même partielle, libère une très grande quantité de ces enzymes dans le sang. Leur dosage permet alors de déterminer l’organe lésé, voire son degré d’atteinte. A noter que la plupart des enzymes sanguines (hormis l’amylase) ne se retrouvent pas dans les urines, du fait de leur poids moléculaire très important qui les empêche d’être absorbées au niveau des néphrons. Elles devront être transformées avant d’être éliminées sous d’autres formes. Une enzyme comprend généralement un groupement prosthétique ou coenzyme qui possède une spécificité fonctionnelle (amylase, hydrogénase, transférase …) et une partie protéique ou apoenzyme qui a une spécificité de substrat (le substrat est la substance qui va subir l’action enzymatique). Les différentes enzymes connues aujourd’hui sont classées en oxydoréductases, hydrolases, isomérases, lyases, ligases, polymérases, réductases et transférases. L’une des particularités intéressantes des enzymes, outre le fait que leur présence n’est nécessaire qu’en très petites quantités, est qu’elles ne sont absolument pas dégradées par la réaction qu’elles engendrent. On les retrouve intactes quand le substrat est catalysé.

Enzymes de phase I :

Elles permettent la « fonctionnalisation chimique » : modification des molécules étrangères (= xénobiotiques) afin qu’elles soient prises en charge par nos systèmes de détoxication. Ce sont essentiellement les « cytochromes P450 », présents surtout dans le foie (mais aussi dans d’autres tissus comme l’intestin). Leur rôle est de permettre le plus souvent la solubilisation aqueuse des molécules xénobiotiques souvent lipophiles (donc non-hydrosolubles), ils catalysent essentiellement les réactions d’oxydo-réduction et d’hydrolyse.

Enzymes de phase II :

Elles assurent la « conjugaison » qui permet de greffer des radicaux moléculaires favorisant l’élimination de ces métabolites. Ces enzymes sont toutes de puissants antioxydants (glutation S-transférase, autres transférases, glucuronosyltransférases, etc.) De nombreux inducteurs des enzymes de phase II sont retrouvés dans les plantes médicinales et alimentaires, tels que les glucosinolates des crucifères (Brassicaceae), le kaempférol (flavonoïde largement répandu), la silymarine du chardon-Marie, l’acide ellagique des fruits rouges et noirs, l’entérolactone du lin.

Epuration hépatorénale :

Action d’éliminer les impuretés contenues dans les émonctoires du foie et des reins.

Estradiol :

L’oestradiol ou estradiol est une hormone « féminine » (un œstrogène). Il est synthétisé en temps normal par les ovaires (et en quantité infime par les testicules chez l’homme) et par le placenta pendant la grossesse.

Eupeptique :

Eu : du grec eu = bien, vrai, normal, et peptique : du grec pepsis = digestion. L’eupepsie est le fait d’avoir une digestion normale et l’adjectif eupeptique qualifie ce qui est susceptible de favoriser la digestion.

Eupnéique :

Qui facilite une respiration normale.

Etiologique :

Relatif à l’étiologie, à l’étude des causes des maladies.

 

 

F

Fibrine :

Fibro, fibrino : du latin fibra =  filament. Synthétisé par le foie, le fibrinogène est une glycoprotéine qui existe à l’état soluble dans le sang circulant. Sous l’action d’une enzyme (la thrombine), le fibrinogène est transformé en fibrine insoluble (c’est la fibrino-formation) et joue donc un rôle majeur dans la coagulation du sang (hémostase) : c’est le facteur I de coagulation.

Fibrose :

Augmentation anormale de la quantité de tissu conjonctif fibreux dans un tissu ou un organe.

Fièvre de Malte :

La brucellose, également appelée fièvre de Malte, fièvre sudoro-algique, fièvre ondulante, mélitococcie ou fièvre méditerranéenne est une anthropozoonose (maladie transmise par les animaux) due à des coccobacilles (bactéries) du genre Brucella.

 

 

G

GABAergique :

Se dit du système neurologique dont l’acide GABA est le neurotransmetteur inhibiteur dans le système nerveux central.

Gaines de myéline :

La gaine de myéline est une enveloppe faite d’un tissu graisseux blanc qui recouvre les neurones du système nerveux périphérique. Les fibres myélinisées, blanches, constituant les voies nerveuses rencontrées dans l’encéphale et la moelle épinière expliquent la présence de substance blanche dans ces structures.

Gammaglobuline :

Gamma : du grec γ (3e lettre de l’alphabet) correspondant à la lettre G utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire. Globulo : du latin globus = sphérique, petit corps arrondi, et ine : du suffixe –in = servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. Les gammaglobulines représentent un groupe très important de protéines sériques (qui circulent dans le sang – 6 à 12 g/L) et qui ont la particularité de présenter une grande mobilité à l’électrophorèse. Les gammaglobulines comprennent entre autres les immunoglobulines (ce sont des anticorps) mais aussi d’autres globulines non immunocompétentes. On utilise certaines gammaglobulines provenant d’un donneur sain ou en cours de guérison d’une maladie ou après qu’il ait été vacciné, pour renforcer une immunité défaillante ou lutter à titre curatif contre une maladie donnée. C’est le cas notamment pour la diphtérie, le tétanos, la varicelle, le zona, la rubéole, les oreillons, la variole, la coqueluche, l’hépatite B.

Glabre :

Dépourvu de poils (imberbe ou rasé).

Glandes exocrines :

Une glande exocrine est une glande sécrétant des substances dans le milieu extérieur avant que celles-ci ne soient délivrées par un canal excréteur. Parmi elles, les glandes sudoripares (la sueur), les glandes salivaires, ou encore le pancréas qui déverse ses sucs pancréatiques pour digérer notamment les graisses.

Glutamate :

Sel de l’acide glutamique. L’acide glutamique est un acide aminé très répandu dans la nature et dont l’importance est due notamment au rôle qu’il joue dans les échanges chimiques du cerveau et à la place prépondérante qu’il occupe dans le métabolisme des acides aminés.L’acide glutamique entre dans la composition de nombreuses protéines animales et surtout végétales, en particulier le gluten du blé dont il tire son nom.

Glutathion-S-transférase :

Les enzymes de la famille de la Gluthation S-Transférase sont diverses. Qu’il s’agisse de protéines cytosoliques, mitochondriales ou microsomales, les enzymes GST sont présentes chez les eucaryotes et les procaryotes.

Glycation :

La glycation résulte d’une réaction endogène et spontanée du sucre, transporté dans le sang, avec les fibres du derme (collagène et élastine). Elle engendre le durcissement et la dégradation des tissus de soutien en endommageant les fibres dermiques. Le derme perd progressivement en élasticité et tonicité.

Gram positif et négatif :

Les bactéries à Gram positif ou négatif sont mises en évidence par une technique de coloration appelée coloration de Gram. Cette technique de coloration, qui permet de classifier les bactéries dans deux catégories générales (positives ou négatives),  repose sur les caractéristiques membranaires et de paroi de la bactérie.

Gynécomastiant :

La gynécomastie est le développement excessif des glandes mammaires chez l’homme. Elle peut être congénitale ou due à une maladie, une tumeur ou à la prise de certaines substances actives. Elle peut toucher un sein (gynécomastie unilatérale) ou les deux (gynécomastie bilatérale).

 

 

H

Hémorragie sous-arachnoïdienne :

L’hémorragie méningée, ou hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) non traumatique, est définie par l’extravasation de sang dans les espaces sous-arachnoïdiens survenant en l’absence de traumatisme. L’anévrisme cérébral rompu en est la cause la plus fréquente et rend compte d’environ 85 % des HSA.

Hépatomes :

Hépato : du grec hêpar = foie, et ome : du grec –ôma = maladie, corps, tumeur, tuméfaction. Un hépatome est une tumeur bénigne ou maligne primitive du foie. Comme toutes les tumeurs, elle se développe aux dépens des cellules du foie, les remplaçant progressivement par un tissu tumoral non fonctionnel. Dans nos pays industrialisés, ce sont le plus souvent des hommes de plus de 40 ans qui sont atteints par l’hépatome et d’autant plus qu’ils ont une cirrhose. Dans sa forme classique, l’hépatome peut être une tumeur unique et bien localisée, ou multifocale (plusieurs tumeurs de taille variable. Il existe enfin une forme dite « infiltrée ». Dans tous les cas, les risques de rupture de la tumeur ou/et d’invasion des territoires adjacents ne sont pas rares. Parmi les hépatome : hépatocarcinome, adénocarcinome hépatique, carcinome hépatocellulaire, entre autres.

Histamine :

Histo : du grec histos = tissu, et amine : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l’on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l’hydrogène de l’ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine), caractérisé par la fonction -NH2.L’histamine est une base azotée : la b-imidazole-éthylamine présente et décelable dans tous les tissus de l’organisme, le sang, les urines, les selles et qui provient de la transformation d’un acide aminé : l’histidine. Elle a la propriété de se fixer sur des récepteurs présents à la surface des cellules, ce qui lui permet de jouer un important rôle de médiateur dans de nombreuses réactions. Sa présence dans le sang est l’histaminémie (du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang) et son taux est modérément augmenté dans les crises d’hypersensibilité immédiate (choc anaphylactique par ex.), beaucoup plus élevé dans la leucémie myéloïde. Elle peut être libérée massivement par les mastocytes et les polynucléaires basophiles, à partir des granulations cytoplasmiques de ces globules blancs : c’est la dégranulation. Parmi ses nombreuses propriétés, l’histamine provoque la sécrétion du suc gastrique, la contraction des muscles lisses et des artérioles, la dilatation des capillaires, l’augmentation de la perméabilité vasculaire.

Hormones hypothalamiques :

Hypo : du grec hupo = dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale. Thalamo : du latin thalami nervorum opticorum = couches, lits des nerfs optiques, et du grec thalamos =  lit, relatif au thalamus, partie de l’encéphale située à la base du cerveau, et ique : du grec eikôs = semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. L’hypothalamus est une partie du diencéphale, situé à la base de l’encéphale, qui régule de nombreuses fonctions et comportements : faim, soif, reproduction, thermorégulation. Il sécrète aussi des peptides qui sont des hormones relais ou facteurs relais (libérines), à destination de l’hypophyse. Adj. : hypothalamique : qui se rapporte à l’hypothalamus.

Hyaloplasme :

Hyalo : du grec hualos = verre et, par extension, transparent, et plasme : du grec plasma = ouvrage façonné ; en biologie : se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire. Les cellules animales sont formées de trois constituants fondamentaux : la membrane plasmique qui entoure le cytoplasme dans lequel se trouve généralement un noyau. Ce cytoplasme est composé d’une substance fondamentale : le hyaloplasme (ou hyaloplasma ou cytosol), phase pratiquement liquide, dans lequel baignent tous les organites et inclusions de la cellule : mitochondries, réticulum endoplasmique, appareil de Golgi, ribosomes … Le hyaloplasme est donc limité à l’extérieur par la membrane plasmique et, à l’intérieur, par les membranes des organites et la membrane nucléaire pour le noyau. A la différence de celle des autres constituants de la cellule, la morphologie du hyaloplasme ne peut être décrite d’une manière générale. Non seulement elle est différente selon les types cellulaires, mais pour une même cellule, elle varie constamment dans l’espace et dans le temps. Le hyaloplasme n’a pas la même structure d’une région à l’autre de la cellule et celle-ci change au cours de la vie.

Hydroperoxyde de tert-butyle :

Le hydroperoxyde de tert-butyle est un hydroperoxyde de formule brute C4H10O2. Il est surtout utilisé comme source de radicaux pour la polymérisation et pour les réactions d’époxydation, en particulier pour l’époxydation de Sharpless.

Hydroxydé :

Hydro : du grec hudôr = eau ou hydrogène, et oxyde : du grec oxos = relatif à l’oxygène. Par addition d’électrons, H2O2 donne le radical hydroxyle (OH-). Ce radical ou groupement est hautement réactif, il peut s’attaquer à la plupart des macromolécules (hydrates de carbones, protéines, acides nucléiques, lipides donnant des lipoperoxydes), désorganisant leur structure chimique et altérant leurs fonctions biologiques. Le radical hydroxyle joue un rôle très important dans la composition des alcools, acides organiques, entre autres. Un composé qui contient un ou plusieurs radicaux hydroxyles est un hydroxyde.

Hyperémiante :

Hyper : du grec huper = au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité, et émie : du grec haima = relatif au sang. L’hyperémie ou hyperhémie est l’accumulation de sang dans les vaisseaux d’un ou de plusieurs organes. On distingue l’hyperémie active (ou hyperémie active ou congestion active) lorsque cette accumulation se produit dans les artères et l’hyperémie passive (ou hyperhémie passive ou congestion passive) quand elle a lieu dans les veines. Adj : Hyperémiant(e) = qui provoque une augmentation de l’afflux sanguin.

Hyperkératosique :

L’hyperkératose est un terme général qui, dans le domaine de la dermatologie, désigne un groupe d’affections de la peau caractérisées par une augmentation significative de la kératinisation, et de ce fait une augmentation de la couche cornée de l’épiderme : ichtyose, kératose (kératodermie), porokératose, verrue.

Hypertenseur :

Hyper : du grec huper = au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité, et tension : du latin tendere, du grec tetanos = tendre, tension, rigidité. L’hypertension est l’augmentation, aiguë ou chronique, de la tension en général (ou au repos). Quand on parle d’hypertension, il s’agit presque toujours de l’HTA ou hypertension artérielle. Adj. : hypertenseur : se dit d’une substance ou d’un processus qui provoque l’hypertension.

Hypocholestérolémiante :

Hypo : du grec hupo = dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieure à la normale. Cholé : du grec kholê = relatif à la bile. Stérol = désignant les corps qui dérivent du noyau stérol, et émie : du grec haima = relatif au sang. Dans le sérum, le taux normal de cholestérol total est compris entre 1,5 et 2,6 g/litre. L’hypocholestérolémie n’est caractéristique qu’en dessous de 1,5 g/L chez l’adulte (valeurs inférieures chez l’enfant). Adj. : hypocholestérolémiant : qui fait baisser le taux de cholestérol dans le sang.

Hypolipidémiant :

Qui fait baisser le taux de graisse dans le sang, le cholestérol et les triglycérides essentiellement.

Hypotenseur :

Hypo : du grec hupo = dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale, et tenseur : du latin tendere = tendre. L’hypotension est la baisse anormale, occasionnelle ou chronique, de la pression artérielle, avec une valeur maximale inférieure à 100 mm de mercure par cm2. Lorsque cette hypotension se situe dans les artères intracrâniennes, des symptômes tels que nausées, vomissements, vertiges, syncopes, peuvent apparaître. Pour certaines interventions sur le cœur ou l’appareil circulatoires, les médecins peuvent provoquer volontairement l’hypotension par des médicaments. Adj. : hypotenseur : se dit d’une substance ou d’un processus qui provoque l’hypotension.

Hypothermisant :

Qui fait baisser la température du corps.

 

 

I

Ichtyose :

Ichtyo : du grec ikhthus = poisson ou du latin ichthus, même signification, et ose : du grec –ôsis = suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. L’ichtyose est une affection cutanée héréditaire qui se transmet selon le mode récessif (les deux parents doivent en être atteints), mais il existe aussi d’autres modes de transmission. Dans cette pathologie, la peau présente une sécheresse excessive qui fait apparaître des squames qualifiées d’ichtyosiques et qui la fait progressivement ressembler à une peau écaillée, ce qui lui a valu son nom. Les lésions cutanées ne deviennent visibles que vers l’âge de deux ans, pour atteindre leur paroxysme vers 14 à 15 ans et persister ensuite pendant toute la vie, avec des périodes de « calme », en particulier en été quand la transpiration réhydrate la peau. Il existe des ichtyoses localisées qui ne touchent que certaines parties du corps, notamment les mains et la plante des pieds. Ces ichtyoses localisées font partie des kératodermies symétriques congénitales. Pour la plupart des autres formes dites généralisées, tout le corps est atteint, mais certaines zones le sont bien moins, du fait de la présence d’un nombre important de glandes sudoripares et sébacées : il s’agit des aisselles, de l’aine et des plis génitaux, de la région péri-anale. D’autres zones sont également peu touchées, en particulier le visage, les zones de la barbe et des sourcils, ainsi que les muqueuses. En revanche, les coudes, genoux et face externe des membres.

Immunité innée :

Le système immunitaire inné est la première ligne de défense de l’organisme pour empêcher la pénétration ou la prolifération d’agents infectieux dans l’organisme. Il produit une réponse immédiate, sous forme de réactions inflammatoires, non spécifique à l’agent pathogène.

Immunomodulant :

Substance active qui régule les dysfonctionnements du système immunitaire.

Immunomodulation des gammaglobulines :

Immuno : du latin immunitas = exemption, dispense, remise, de im = privatif et munus = charge (aujourd’hui, cela signifie la capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étranger), et modulation : du latin modulatio = cadence, changement d’intensité. L’immunomodulation est le fait de changer l’intensité des réactions immunitaires par voie médicale. Cette technique est une forme d’immunothérapie, qui tend à renforcer (immunostimulation) les défenses immunitaires naturelles lorsqu’elles sont insuffisantes ou déprimées (dans la lutte contre le SIDA, certaines formes de cancers entre autres), ou au contraire à les diminuer (immunodépression) lorsqu’elles peuvent nuire à l’organisme. Ce dernier cas est appliqué dans les hypersensibilisations, les maladies auto-immunes, les greffes, pour éviter les phénomènes de rejet.

Inducteur enzymatique :

Un inducteur enzymatique est une substance le plus souvent médicamenteuse qui a pour rôle de stimuler l’activité des enzymes du foie qui interviennent dans le métabolisme c’est-à-dire le fonctionnement et plus précisément la dégradation d’autres substances actives.

Inhibiteur enzymatique :

Un inhibiteur enzymatique est une substance se liant à une enzyme et qui en diminue l’activité. Un inhibiteur peut empêcher la fixation du substrat sur le site actif en se fixant à sa place, ou provoquer une déformation de l’enzyme qui rend celle-ci inactive.

In vitro :

Test sur des organes, des cellules isolées ou des fragments de cellules.

Ionone :

Corps synthétique (cétone) à odeur de violette, utilisé en parfumerie.

Ischémie :

Isch : du grec iskhein = arrêter, ralentir ou supprimer une fonction sécrétoire, circulatoire ou excrétoire, et émie : du grec haima = relatif au sang. Ralentissement ou arrêt de la circulation sanguine dans un ou plusieurs vaisseaux sanguins. L’ischémie est généralement due à la présence d’athéromes dans les artères, ou à une sténose du vaisseau. Elle peut également résulter de la présence d’un caillot engendré par une phlébite.

Isomérique :

Relatif à l’isomérie. Caractère des corps isomères. Se dit de composés ayant la même formule d’ensemble, mais des propriétés différentes dues à un agencement différent des atomes dans la molécule.

Isoprène :

Liquide volatil qui peut se polymériser en une substance analogue au caoutchouc (élastomère).

 

 

K

Kératolytique :

Se dit d’une substance capable de dissoudre la kératine, principale protéine constituant la couche cornée de l’épiderme.

 

 

L

LDL :

Abréviation : Low Density Lipoprotein. Cholo, cholé : du grec kholê = bile, et stéro, stérol : du mot cholestérol, désignant les corps qui dérivent du noyau stérol. Le cholestérol est un lipide formé à partir d’un noyau stérol. On le trouve dans toutes les membranes cellulaires et il entre dans la composition de nombreuses hormones. Le foie en fabrique jusqu’à 1,2 g/jour et il est aussi synthétisé dans les glandes surrénales. Pendant longtemps, on a mesuré dans le sang, le rapport entre le cholestérol total libre et le cholestérol estérifié. Les valeurs normales de ce rapport varient entre 0,60 et 0,80. Actuellement, on dose le cholestérol HDL (High Density Lipoproteines ou alpha lipoprotéines) ou cholestérol à haute densité qui a la propriété d’éliminer le cholestérol des parois des artères et de le transporter vers le foie où il est dégradé. C’est le « bon cholestérol ». On dose aussi le cholestérol LDL (Low Density Lipoproteines ou ß lipoprotéines) ou cholestérol à basse densité qui a tendance à déposer le cholestérol sur les parois artérielles. C’est le « mauvais cholestérol ». Le rapport moyen LDL sur HDL est < 3,5 chez l’homme, < 3,2 chez la femme. Des études menées actuellement tendent à montrer que le cholestérol joue un rôle bénéfique au niveau de l’encéphale, notamment en ce qui concerne l’établissement de nouvelles synapses.

Ligand :

Un ligand (du latin ligandum = liant) est une molécule qui se lie de manière réversible à une macromolécule ciblée, protéine ou acide nucléique, jouant en général un rôle fonctionnel : stabilisation structurale, catalyse, modulation d’une activité enzymatique, transmission d’un signal. Syn. Neurotransmetteur.

Lipogenèse :

Production de corps gras dans l’organisme (opposé à lipolyse).

Lipolyse :

Destruction des graisses, dans un organisme (opposé à lipogenèse).

Lipolytique :

Lipo : du grec lipos = graisse, et lytique : du grec lusis = dissolution. Au cours de la digestion, la lipolyse est l’ensemble des phénomènes enzymatiques qui transforment les lipides ingérés en acides gras et en glycérol. La lipolyse désigne également les processus qui hydrolysent les graisses de réserve des adipocytes lorsque l’organisme en a besoin (notamment lors d’une demande importante d’énergie). Ces mécanismes sont complexes et font intervenir plusieurs organes et hormones.

Lipoperoxydation :

La peroxydation des lipides (ou encore la peroxydation lipidique ou lipoperoxydation) est l’oxydation des lipides insaturés, soit par des espèces radicalaires de l’oxygène, soit catalysée par des enzymes.

Lipophile :

La lipophilie est l’affinité d’une substance pour les lipides (corps gras). Une substance lipophile (ou hydrophobe) est soluble dans un corps gras. Par contre, les substances lipophiles sont insolubles dans l’eau. On dit qu’elles sont hydrophobes.

Lipoxygénase :

Lipo : du grec lipos = graisse, gras. Oxydo : du grec oxos = relatif à l’oxygène. Géno : du latin et du grec genesis = naissance, formation, qui engendre, et ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. De nombreux acides gras, dits insaturés ou polyinsaturés, présentent une ou plusieurs doubles liaisons sur leur chaîne carbonée. Ces doubles liaisons peuvent facilement s’ouvrir pour fixer des atomes d’oxygène. Ces réactions nécessitent la présence d’une enzyme spécifique : la lipoxydase ou lipoxygénase. Si l’oxydation est énergique (avec l’ozone par exemple), la molécule d’acide gras peut se rompre à l’emplacement de la double liaison et former deux nouvelles molécules plus petites. Avec une oxydation moins violente, la molécule ne se rompt pas mais devient un peroxyde. A l’air libre, les graisses insaturées s’oxydent naturellement, toujours en présence de lipoxydase, mais aussi sous l’action de la lumière, pouvant dans certains cas, former des dérivés toxiques.

Lymphœdème post-mastectomie :

Gonflement d’une partie plus ou moins importante du corps à la suite d’une ablation d’un sein due à un cancer du sein.

Lymphopénie :

Lympho : du latin lympha = eau : racine des termes relatifs à la lymphe. Cyto : du grec kutos = cellule, et pénie : du grec penia = pauvreté, insuffisance, en diminution. La lymphocytopénie ou lymphopénie est la diminution plus ou moins importante des lymphocytes (globules blancs) circulant dans le sang. On rencontre cette pathologie dans la maladie de Hodgkin, dans les déficits immunitaires, les primo-infections à VIH, les entéropathies exsudatives, entre autres.

Lymphotonique :

Molécule tonifiante des parois veineuses et lymphatiques.

 

M

Macrophages :

Macro : du grec macros = long ; à pris le sens de « très grand », et phage : du grec phagos = manger. Les macrophages sont le premier système de défense contre les agents infectieux. On rencontre ces cellules dans tout l’organisme, et en particulier dans le thymus, la rate, les ganglions lymphatiques et les muqueuses. Ce sont des tissus participant activement au processus immunitaire (qui est le moyen de défense d’un organisme). Les macrophages portent différents noms suivant leur localisation dans les tissus de l’organisme. Les macrophages proviennent de cellules issues de la moelle osseuse : les monocytes (en quelque sorte, les « bébés » macrophages) qui en grandissant vont donner les macrophages eux-mêmes. Les macrophages ont une propriété particulière : leur très grande mobilité. En effet, ils sont capables de se déplacer vers les localisations où se situent les agresseurs. D’autre part, les macrophages comme les polynucléaires neutrophiles participent à la réaction inflammatoire (inflammation) dont le but est de détruire les substances inutiles et de redonner aux tissus leur état originel. La chasse aux microbes se fait grâce à la participation de substances que l’on appelle les opsonines : substances solubles du sérum (liquide dans lequel baignent les constituants du sang), proches des anticorps et qui se combinent aux bactéries pour les rendre vulnérables aux leucocytes. Les macrophages possèdent à leur surface des protéines qui vont moduler la réponse immunitaire. Ils vont ainsi permettre aux lymphocytes T (autre variété de globules blancs) de les reconnaître et permettre ainsi leur mobilisation. Il existe cependant au niveau des tissus des bouleversements liés à l’abondance des macrophages. Ainsi, en cas d’inhalation en trop grande quantité de substances étrangères à l’organisme, le nombre de macrophages augmente et il survient une modification de leur activité, aboutissant à une destruction du tissu qui les a hébergés. C’est le cas par exemple d’une alvéole pulmonaire envahie par un trop grand nombre de macrophages suite à une inhalation de poussière ou de fumée de tabac qui augmente le nombre de macrophages dans cette alvéole. Ceci aura pour conséquence une destruction d’une partie du tissu pulmonaire. À l’opposé, quand le nombre de macrophages diminue d’une manière trop importante, leur activité devient alors insuffisante et les défenses de l’organisme s’en trouvent d’autant réduites, ce qui expose l’individu au risque infectieux. Un phagocyte de grande taille est appelé macrophagocyte.

Maladie nosocomiale :

Une infection est dite nosocomiale si elle apparaît au cours ou à la suite d’une hospitalisation (ou d’un soin ambulatoire) et si elle n’était ni présente, ni en incubation à l’admission à l’hôpital. Ce critère est applicable à toute infection.

Mastose :

La mastose ou mastopathie kystique diffuse est un terme qui englobe un certain nombre de lésions histologiques bénignes non cancéreuses et non inflammatoires. C’est l’affection la plus fréquente du sein chez la femme.

Médullaire :

Moelle : du latin medulla = substance molle. D’une façon générale, la moelle est la substance molle qui se trouve dans un canal qualifié alors de médullaire. Adj. : médullaire : qui a un rapport avec la moelle, osseuse ou médullaire, ou qui est en position centrale (médullosurrénale).

Mélanogenèse :

Mélano : du grec melas = noir, et genèse : du latin et du grec genesis = naissance, formation, qui engendre. La mélanine est le pigment brun foncé à noir qui colore notre peau et dont le rôle essentiel est de nous protéger contre les UV solaires nocifs. On la retrouve également dans les cheveux et les poils, l’iris de l’œil, certaines régions de notre encéphale. Sa synthèse ou mélanogenèse se fait par des cellules spécialisées : les mélanocytes, dans des organites appelés mélanosomes. La mélanine est synthétisée à partir d’un acide aminé : la phénylalanine qui est ensuite transformée en tyrosine par une enzyme, la phénylalanine hydroxylase. Cette tyrosine est elle-même convertie en mélanine grâce à une autre enzyme : la tyrosinase. Ces enzymes sont codées par des gènes dont le dysfonctionnement peut entraîner des pathologies telles que la phénylcétonurie et l’albinisme. La mélanine se lie ensuite à des protéines pour être transférée dans les kératinocytes dans les mélanosomes, à travers les prolongements mélanocytaires, par un phénomène de cytocrinie (sorte d’excrétion cellulaire). Les mécanismes qui régissent cette migration des mélanosomes ne sont pas encore complètement élucidés.

Mélanome :

Tumeur issue des mélanocytes (tumeur mélanique).

Mélatoninergique :

Substances actives agissant contre l’anxiété et la dépression en bloquant l’action des récepteurs mélatoninergiques.

Mésothéliome :

Le mésothéliome (du grec ôma = maladie, corps, tumeur, tuméfaction) est une tumeur bénigne ou maligne, qui se développe à partir du mésothélium des séreuses pleurales (poumon), péricardique (cœur) ou péritonéale (péritoine).

Membrane polymère :

Membrane constituée d’une interphase de polymère et dotée d’une perméabilité sélective à certaines espèces chimiques.

Métabolisation :

Le métabolisme ou métabolisation est l’ensemble des réactions chimiques se produisant au sein de l’organisme, et par lesquelles certaines substances s’élaborent (anabolisme), ou se dégradent (catabolisme).

Métabolites :

Méta : du grec meta =  la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec, et  bolisme : du grec bolos, bolê = action de jeter. Le métabolisme est l’ensemble des réactions physiques et chimiques (enzymatiques) qui se produisent au sein d’un être vivant et plus spécifiquement dans ses cellules et son milieu intérieur (sang et lymphe). On distingue essentiellement deux types de réactions :
·         Le catabolisme qui dégrade les molécules des structures cellulaires ainsi que les molécules absorbées par l’alimentation en petites molécules avec libération d’énergie.
·          L’anabolisme qui conduit à la formation de molécules complexes à partir de petites molécules exogènes (apportées par l’alimentation et la digestion) et endogènes (résultant du catabolisme), avec consommation d’énergie. Le métabolisme de base (ou basal) est la quantité de chaleur libérée par un individu nu, vigilant (non endormi), au repos physique (allongé) et intellectuel, à une température ambiante de 25°C et à jeun depuis 12 heures (c’est-à-dire n’effectuant pas d’activité digestive). Il est mesuré avec un appareil spécial : le métabolimètre. La quantité de chaleur produite est ensuite calculée pour une heure et 1 mètre carré de surface corporelle.

Méthotrexate :

Le méthotrexate est un anti-métabolite prescrit lors du traitement de certaines maladies auto-immunes ou de cancers. Il a pour caractéristique d’inhiber une enzyme, la dihydrofolate réductase.

Mévalonate :

Composé organique clé en biochimie qui produit les terpènes et les stéroïdes.

Mitochondriale :

(Adj.) Mito : du grec mitos = filament, et chondrial : du grec khondros, = cartilage.La mitochondrie est un organite cytoplasmique découvert par Benda en 1898, qui présente un double système membranaire formant des crêtes internes dans lesquelles se trouvent des chaînes de transports d’électrons. C’est une véritable centrale énergétique qui régénère l’ATP (adénosine triphosphate) en utilisant certains nutriments (glucose, acides aminés) lors des réactions de respiration cellulaire.

Motilité gastrique :

Ensemble des mouvements propres à un organe ou à un système. Motilité intestinale, gastrique.

Mucolytique :

Muco : du latin mucus = humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes, et lyse : du grec lusis = dissolution. La mucolyse est la destruction d’un mucus (substance protectrice qui recouvre les muqueuses). La mucolysine est une lysine, anticorps ou autre substance capable de provoquer la lyse d’un mucus. Adj. : mucolytique : qui a une action de lyse sur les mucus.

Mutagénicité :

Qui provoque des mutations génétiques.

Mydriase :

Mydriase : du grec mudriasis = dilatation anormale et persistante de la pupille. La mydriase est une dilatation anormale et persistante de la pupille, avec immobilité de l’iris (paralysie du sphincter) ou avec conservation de réflexes (spasme du dilatateur). Elle peut être physiologique, pathologique ou thérapeutique.
·         Mydriase physiologique : elle correspond généralement au temps d’adaptation de l’œil à des conditions de luminosité variant brusquement, comme lorsqu’on passe d’une salle de cinéma à une zone fortement éclairée. Elle peut aussi survenir après une émotion intense.
·         La mydriase thérapeutique est provoquée par l’ophtalmologiste dans le but d’observer le fond de l’œil. Elle utilise des mydriatiques (substances provoquant la mydriase) comme l’atropine ou d’autres produits à action plus courte.
·         La mydriase pathologique : elle peut résulter d’une prise excessive d’alcool ou de stupéfiants, d’une paralysie du nerf parasympathique oculaire due à un traumatisme, une tumeur et est alors généralement accompagnée d’une ptôse (chute de la paupière supérieure). Un faisceau lumineux dirigé sur la pupille ne provoque plus de réaction. Le sujet atteint de mydriase est constamment ébloui et voit flou. Le traitement peut consister en collyres myotiques (le myosis est l’inverse de la mydriase).

Myorelaxante :

Un myorelaxant est une substance active ayant pour effet de décontracter les muscles.

Myosis :

My : du grec muein = se fermer, et ope, opie : du grec ôps, opsis = œil, vue. Le mot myosis, apparu en 1808 désigne un rétrécissement de la pupille. Cette contraction peut être une réaction tout à fait normale et physiologique, notamment lorsque l’œil est soumis à la lumière. C’est un phénomène d’adaptation. Le myosis peut aussi résulter d’une paralysie du nerf sympathique et s’accompagner, dans certains cas, d’une ptôse de la paupière supérieure.

Myotonique :

La myotonie est un trouble du tonus musculaire se caractérisant par : Une lenteur. Une difficulté. Voire une incapacité à la décontraction, au cours des mouvements effectués volontairement. Adj. Myotonique : aide à la contraction musculaire.

 

 

N

NADPH :

(Nicotinamide Adénine Dinucléotide Phosphate). Les NADH et NADPH sont dits porteurs de pouvoir réducteur, car ils sont capables de fournir de l’énergie lors du transfert de leur atome d’Hydrogène: ils rendent possible des réactions de réduction nécessaires à la cellule.

Néostigmine :

La néostigmine est un parasympathomimétique indirect, inhibiteur des cholinestérases.

Neuroblastome :

Neuro : du grec neuron = nerf. Blasto : du grec blastos = germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire et ome : du grec –ôma = maladie, corps, tumeur, tuméfaction. Le ganglioneurome est une tumeur bénigne de l’adolescent et de l’adulte jeune, qui affecte le tissu nerveux sympathique et dont la structure est proche de celle d’un ganglion sympathique. Sa localisation la plus fréquente est le médiastin. Le ganglioneurome est aussi appelé neurogliome ou sympathome.  Le neuroblastome est une variante du ganglioneurome bénin qui se développe préférentiellement dans les glandes surrénales ou au niveau de la chaîne ganglionnaire sympathique lombaire. Ce sont surtout les enfants de plus de quatre ans qui sont concernés.

Neuroendocrinien :

Relatif aux phénomènes engendrés dans l’organisme par le système nerveux et les glandes endocrines.

Neuropeptides vaso-actifs :

Peptide synthétisé par les neurones permettant la modification du calibre des vaisseaux (vasoconstriction et vasodilatation).

Neuroprotecteur :

Toute thérapeutique ou combinaison de thérapeutiques s’opposant ou ralentissant la mort neuronale.

Neurotonique :

Qui rétablit le tonus du système nerveux sans l’exciter pour autant.

Neurotoxique :

La neurotoxicité est l’action d’un poison (ou substance neurotoxique) sur le système nerveux. Il peut s’agir d’éléments chimiques comme les métaux lourds, de composés chimiques, de substances actives ou de substances biologiques comme les neurotoxines.

Neurotransmetteur :

Un neurotransmetteur (ou neuromédiateur) est une molécule chimique qui assure la transmission des messages d’un neurone à l’autre, au niveau des synapses. Exemples de neurotransmetteurs : l’acétylcholine, l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine, la sérotonine, l’histamine, le glutamate, les neuropeptides…

Neurovégétatif :

Terme qualifiant le système nerveux qui régit le fonctionnement des viscères et entretient les fonctions vitales de base: respiration, circulation, digestion, excrétion. Le système neurovégétatif est différencié en un système sympathique et un système parasympathique.

Neutropénie :

Trouble hématologique caractérisé par un taux bas de granulocytes (ou polynucléaires) neutrophiles dans le sang.

Neutrophile :

Neutro : de neutre, qui n’est ni acide, ni basique (pH voisin de 7), et cyte : du grec kutos = cellule. Le neutrocyte ou neutrophile (du grec philos = ami, qui aime) est un leucocyte (globule blanc) polynucléaire faisant partie des granulocytes (c’est-à-dire qu’il présente des granulations bien visibles à la coloration, dans son cytoplasme). Selon leur affinité pour tel ou tel colorant et la disposition des granulations, on distingue les granulocytes acidophiles, basophiles et neutrophiles. Ces derniers ont, en vieillissant, un noyau de plus en plus lobé. Ils jouent un rôle déterminant dans la phagocytose des bactéries et de corps étrangers, qu’ils détruisent grâce à des processus enzymatiques. Les valeurs normales, chez un adulte, sont d’environ 4 200/mm3.

Nitrosamine :

Les nitrosamines sont une famille de composés chimiques azotés et oxydés.

Non atropine-like :

L’atropine est un alcaloïde cristallin toxique extrait de la famille des solanacées;utilisé comme antispasmodique et pour dilater la pupille oculaire; également administré en grande quantité comme antidote pour les agents neurotoxiques organophosphatés ou les insecticides organophosphatés, l’H.E de lavande est non atropine-like, ce qui signifie qu’elle n’a aucune action mimétique de l’atropine sur l’organisme.

Noradrénaline :

Nor : de l’anglais non radical car la noradrénaline dérive de l’adrénaline par perte du radical N-méthyle. Ad : du latin ad = auprès de. Rénal : de ren, renis ; en physiologie = relatif aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins), et ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine = servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. Connue également sous le nom de lévartérénol ou de norépinephrine, la noradrénaline est avant tout un neuromédiateur cérébral, c’est-à-dire une hormone sécrétée par les boutons synaptiques de certains neurones et qui sert, au niveau des synapses, à transmettre les influx nerveux du compartiment présynaptique au neurone postsynaptique. Produite également en petite quantité par les cellules nerveuses de la médullosurrénale en même temps que l’adrénaline, on la retrouve surtout dans tout le système nerveux sympathique (ou orthosympathique). Elle agit sur de nombreux organes, dont le cœur, tube digestif (action sur les muscles lisses et donc sur le péristaltisme) et bien sûr système nerveux central. Comme l’adrénaline, la noradrénaline est une amine hypertensive qui appartient aux catécholamines. La noradrénaline est utilisée essentiellement en cas de chute brutale de la tension artérielle et dans les crises de tachycardie. En effet, c’est un puissant vasoconstricteur (sauf pour les artères coronaires qui sont dilatées) qui induit une augmentation de la tension, et son action est cardiomodératrice.

 

 

 O

Œstrogène-like :

Les œstrogènes(ou estrogènes) constituent un groupe de stéroïdes, dont la fonction, à l’état naturel, est d’être une hormone sexuelle femelle primaire. Ils sont produits en premier lieu par le développement des follicules des ovaires et par le placenta. Les H.E dites œstrogène-like contiennent des œstrogènes d’origine végétale qui ressemblent à nos hormones et vont agir mimétiquement à l’activité de nos hormones.

Onychomycose :

L’onychomycose est une maladie de l’ongle due à un champignon (dermatophyte, levure, moisissure). Elle est contagieuse, s’étend rapidement et peut détruire la matrice de l’ongle. Elle fait partie de la famille des mycoses.

Opioïde :

Opio : du grec opion, du latin opium = suc de pavot somnifère, et oïde : du grec eidos =  qui a l’apparence. L’adjectif opioïde est aussi utilisé comme substantif. Un opioïde ou une substance opioïde possède les mêmes propriétés que l’opium et provoque sensiblement les mêmes effets.

Oropharyngées :

Relatif à l’oropharynx, partie moyenne du pharynx qui communique avec la bouche.

Ostéomyélite aiguë :

Inflammation au niveau de l’os et de la cavité médullaire. (Suppuration et nécrose).

Oxyde nitrique :

L’oxyde nitrique est un gaz irritant dont la formule est NO2 (dioxyde d’azote). Il est produit par le corps, et est utilisé pour la communication entre les différentes cellules de l’organisme. Afin de produire ce gaz, les enzymes présents dans le corps doivent décomposer un acide aminé : l’arginine.

 

 

P

Paralysie bulbaire :

La paralysie bulbaire est caractérisée cliniquement par la survenue d’une paralysie des muscles de la langue, du pharynx et du larynx touchant ainsi les fonctions de mastication, déglutition et phonation. Elle s’accompagne d’une atrophie musculaire de la langue.

Parasympathicotonique :

La parasympathicotonie est  la sensibilité exacerbée du système nerveux parasympathique ou cholinergique.

Parasympatholytique :

Para : du grec para = à côté de. Sympatho : du latin sympathia = accord, affinité naturelle, du grec sumpatheia = participation à la souffrance d’autrui ; en médecine, se rapporte au système nerveux sympathique, partie du système nerveux autonome, dont les fibres pré-ganglionnaires prennent naissance dans la portion thoracique et les trois premiers segments lombaires de la moelle épinière et lytique : du grec lusis = dissolution. Tout mécanisme, toute substance qui bloque l’action des fibres nerveuses parasympathiques. Syn. : parasympatholytique.

Per os :

Par voie orale.

Peroxydation lipidique :

Oxydation des lipides insaturés.

Phagocytose :

Phago : du grec phagos = manger. Cyto : du grec kutos = cellule et ose : suffixe servant à transformer une racine en un substantif. La phagocytose est un des moments clés de la réponse immunitaire non spécifique. C’est une forme particulière d’endocytose, dans laquelle des grosses particules comme des micro-organismes et des débris cellulaires sont ingérés par de grosses vésicules d’endocytose appelées phagosomes.

Phlébotonique :

Phlébo : du grec phlebs = veine, et tonique : du grec tonos = tension. Un phlébotonique est un produit qui est susceptible d’augmenter le tonus veineux.

Positivante :

Action chauffante.

Pompes à efflux :

Les bactéries peuvent résister aux antibiotiques par exportation active grâce à des transporteurs membranaires appelés pompes à efflux. Ces protéines sont spécifiques d’une classe d’antibiotiques ou au contraire responsables de MDR (multidrug resistance).

Postsynaptique :

Un potentiel postsynaptique (PPS), encore appelé potentiel gradué ou potentiel électro-tonique, est le signal unitaire produit en aval d’une synapse. Il s’agit d’un changement transitoire et local de la différence de potentiel électrochimique établie de part et d’autre de la membrane.

Processus d’ischémie-reperfusion :

L’ischémie-reperfusion est une séquence incontournable en transplantation d’organe. Elle est à l’origine de processus physiopathologiques qui vont finalement agir de manière synergique et contribuer aux lésions du greffon. Ces lésions sont responsables de dysfonctionnements précoces et tardifs pouvant réduire la durée de vie du greffon.

Protéolyse des macrophages :

Dégradation des protéines stockées par les macrophages (leucocytes).

Prothrombine :

Protéine du plasma sanguin, facteur de la coagulation.

Prostaglandines :

Prosta(to) : du grec prostatês = qui se tient en avant – relatif à la prostate, corps glanduleux propre au sexe masculin et qui entoure le col vésical et une partie de l’urètre. Glande : du latin glandula = en médecine, une glande est un organe destiné à élaborer certaines substances à l’extérieur du corps ou dans le milieu intérieur, et ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. Le mot prostaglandine (souvent abrégé en PG) a été formé à partir de prostate et de glande par le Suédois Von Euler, qui a découvert cette substance en 1934 car il croyait qu’elle n’était fabriquée que par la prostate. On sait maintenant que les prostaglandines (il y en a plusieurs) sont élaborées par divers organes et tissus. Sans entrer dans les détails, on peut retenir qu’il existe plus de vingt prostaglandines qui sont classées selon la structure du noyau en 9 classes (de A à I) et en 3 séries en fonction des chaînes latérales. Il est aujourd’hui acquis que pratiquement toutes les cellules sont capables de synthétiser des prostaglandines et que ces molécules ne passent pas dans le sang, ce qui confirme leur rôle de régulateur cellulaire. Leurs actions sont souvent puissantes et déterminantes, notamment en favorisant la fécondation et l’accouchement, en permettant l’agrégation des plaquettes, et en agissant de diverses manières sur le système immunitaire, digestif, circulatoire, nerveux endocrinien.

 

 

Q

Quinolones :

Médicament voisin des antibiotiques, produit par synthèse.

 

 

R

Radicaux libres :

Les radicaux libres sont des atomes ou des molécules instables cherchant à se lier à d’autres atomes et provoquant des réactions en chaîne.

Radicaux peroxyde :

Stress oxydant cutané (Biologie de la peau).

Récepteur :

Protéine, généralement située à la surface des cellules, capable de fixer une molécule informative (médiateurs chimiques, neurotransmetteurs, hormones…) et de convertir ce message extracellulaire en signal intracellulaire, entraînant une réponse de la part de la cellule.

Réponse humorale :

L’immunité humorale, ou immunité à médiation humorale, est l’immunité adaptative liée aux lymphes ou au sang et à la production d’anticorps.

Rétention hydrolipidique :

La rétention hydrolipidique ou rétention d’eau est une accumulation d’eau au sein d’un tissu de l’organisme, entraînant alors son gonflement. La rétention d’eau est plus généralement appelée œdème.

Rubéfiant :

Rubéo : du latin rubeus = brun, rouge, roux, et fiant : du latin facio qui devient ficare en bas latin du Moyen-Age = faire, effectuer, réaliser. D’une façon générale, une rubéose est une rougeur de la peau. Mais ce terme désigne aussi une rougeur de l’iris (membrane colorée de l’œil), résultant d’une formation excessive de vaisseaux sanguins au niveau du stroma (tissu conjonctif). Adj. et nom : rubéfiant : c’est une substance destinée à être utilisé en application locale et qui a la propriété de provoquer une rougeur locale pouvant être intense, mais passagère de la peau. Cette rougeur particulière est une rubéfaction.

 

 

S

Scopolamine :

Scopol(i) : du nom du médecin, entomologiste et naturaliste italien Giovanni Antonio SCOPOLI 1723 – 1788, et amine : les amines sont des dérivés de méthylamine que l’on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés (-ine) à l’hydrogène de l’ammoniac NH2. La scopolamine est un alcaloïde extrait essentiellement de la mandragore ou de plantes voisines de la belladone (Solanée), et qui a les mêmes propriétés que l’atropine, c’est-à-dire que c’est une substance parasympathicolytique. Transformée par les laboratoires, elle est commercialisée sous forme de bromhydrate de scopolamine et utilisée dans le mal des transports (c’est un antinaupathique) ou le traitement de la maladie de Parkinson. Extraits du Vidal : « Indications : – Traitement en soins palliatifs des râles agoniques liés à l’encombrement des voies aériennes supérieures par excès de sécrétions salivaires. – Prévention des symptômes du mal des transports. » La scopolamine est active à des doses infimes, de l’ordre du dixième de milligramme, mais à forte dose, elle devient un poison mortel. Elle agit en se liant aux récepteurs muscariniques de l’acétylcholine dans le système nerveux central et périphérique et empêche de ce fait, l’action du neurotransmetteur.

Sécrétolytique :

Substance active qui fluidifie les sécrétions bronchiques.

Sérotonine :

Séro : du latin serum = petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation, et tonine : du grec tonos = tension. Neurotransmetteur dérivé d’un acide aminé : le tryptophane. La sérotonine est produite par de nombreuses cellules, en particulier des noyaux gris du tronc cérébral, des cellules du système immunitaire et du tube digestif. Elle a un effet vasoconstricteur et stimule le péristaltisme. Elle joue aussi un rôle majeur dans la boulimie, l’agressivité, l’agression. Un neurone qui produit de la sérotonine au niveau de son arborisation terminale est qualifié de sérotoninergique.

Sphincter d’Oddi :

Zone anatomique constituée par l’abouchement dans le duodénum du canal qui transporte la bile en provenance de la vésicule biliaire (canal cholédoque) et le canal pancréatique véhiculant le suc pancréatique (canal de Wirsung).

Stéaose hépatique :

La stéatose hépatique est une accumulation anormale d’un type de corps gras (triglycérides) à l’intérieur des cellules hépatiques. Les personnes qui souffrent de stéatose hépatique peuvent se sentir fatiguées ou avoir une légère gêne abdominale, mais pas d’autres symptômes.

Stomachique :

Qui facilite la digestion gastrique.

Striatum :

Le striatum est une petite structure nerveuse qui se situe au niveau du cerveau, juste sous le cortex cérébral. Il intervient dans l’exécution de nos mouvements (plus exactement dans la motricité automatique) ainsi que dans le contrôle de la douleur.

Substrat :

Substance sur laquelle agit une enzyme pour activer une réaction biochimique.

Sympatholytique :

Sympatholytique est un adjectif qui s’applique aux substances qui diminuent ou suppriment les effets de la stimulation du système sympathique. Ces substances peuvent agir de façon prédominante sur les récepteurs alpha ou bêta.

Synergie :

Syn : du préfixe grec sun = avec et ergie : du grec ergon = action, travail. En pharmacologie, on parle de synergie lorsque 2 ou plusieurs substances actives agissent de façon que l’action globale du mélange  soit supérieure en bénéfice à la somme des actions de chaque substances actives.

Système nerveux périphérique :

Le système nerveux périphérique (SNP) est la partie du système nerveux formée des ganglions et des nerfs à l’extérieur du cerveau et de la moelle épinière. Sa fonction principale est de faire circuler l’information entre les organes et le système nerveux central (SNC).

Système nerveux végétatif :

Le système nerveux autonome ou végétatif correspond à la partie du système nerveux qui régule certaines fonctions automatiques de l’organisme comme les muscles lisses, la digestion, la respiration, les muscles cardiaques ou certaines glandes. Ainsi, il permet le maintien de l’homéostasie interne de l’organisme.

Systémique :

Relatif à un système dans son ensemble.

 

 

T

Tératogène :

Terato : du grec teras = monstre, et gène : du latin et du grec genesis = naissance, formation, qui engendre. On qualifie de tératogène toute substance ou processus qui est capable d’influencer le développement normal de l’embryon et de faire apparaître des malformations ou monstruosités. On connaît aujourd’hui plusieurs substances tératogènes : certains pesticides, certaines molécules utilisées en pharmacie (et qui sont donc interdites aux femmes enceintes), mais aussi la radioactivité, la vitamine A, la pollution, l’alcool entre autres. La tératogenèse est l’ensemble des mécanismes qui mènent à l’apparition de malformations ou monstruosités. Syn. : tératogénie.

Tests d’Ames :

Le test d’Ames est un test biologique permettant de déterminer le potentiel mutagène d’un composé chimique. Les cancers étant souvent liés à des dommages causés dans l’ADN, ce test rapide et peu onéreux est donc utilisé afin d’estimer le potentiel cancérigène d’une substance.

Tétraédrique :

Forme géométrique de base pyramidale à 4 faces en forme de triangle.

Thermogène :

Thermo : du grec thermos = chaleur, chauffer, et gène : du latin et du grec genesis = naissance, formation, qui engendre. La thermorégulation (ou régulation thermique, ou homéothermie) est l’ensemble des processus assurés par le système nerveux, qui tendent à maintenir constante la température centrale de notre organisme, à une valeur moyenne de 37°C. C’est la peau qui est l’organe le plus froid et chargé également des échanges thermiques avec le milieu extérieur. Pour comprendre l’importance de la thermorégulation, il faut savoir qu’une élévation de 1°C de la température centrale augmente de dix fois les réactions enzymatiques et diminue l’activité des neurones. La limite vitale pour l’être humain est de 43,5°C. C’est le noyau préoptique de l’hypothalamus (dans le cerveau) qui assure cette thermorégulation, ainsi les centres de la thermolyse et de la thermogenèse. Au niveau de la peau, des thermorécepteurs (corpuscules de Krause, de Ruffini) envoient des signaux, via des récepteurs centraux, vers l’hypothalamus. Ce dernier va réagir différemment selon la situation. Thermogène : adj. qualifie un processus qui produit de la chaleur.

Thermogenèse :

Thermo : du grec thermos = chaleur, chauffer, et genèse : du latin et du grec genesis = naissance, formation, qui engendre. La thermorégulation (ou régulation thermique, ou homéothermie) est l’ensemble des processus assurés par le système nerveux, qui tendent à maintenir constante la température centrale de notre organisme, à une valeur moyenne de 37°C. C’est la peau qui est l’organe le plus froid et chargée également des échanges thermiques avec le milieu extérieur. Pour comprendre l’importance de la thermorégulation, il faut savoir qu’une élévation de 1°C de la température centrale augmente de dix fois les réactions enzymatiques et diminue l’activité des neurones. La limite vitale pour l’être humain est de 43,5°C. C’est le noyau préoptique de l’hypothalamus (dans le cerveau) qui assure cette thermorégulation, ainsi les centres de la thermolyse et de la thermogenèse. Au niveau de la peau, des thermorécepteurs (corpuscules de Krause, de Ruffini) envoient des signaux, via des récepteurs centraux, vers l’hypothalamus. Ce dernier va réagir différemment selon la situation.

Thrombus :

Thrombus : du grec thrombos = caillot, en rapport avec la coagulation du sang. Un thrombus est un caillot sanguin qui peut se former l’importe où dans le système vasculaire (artères, veines, capillaires) ou dans le cœur. il existe un grand nombre d’adjectifs pour qualifier un thrombus, en fonction de sa composition et de sa localisation. A titre d’exemples, il existe des thrombus « blancs », uniquement formés de thrombocytes (plaquettes) et de leucocytes (globules blancs), des thrombus « rouges », constitués de globules rouges, plaquettes et fibrine (fibrinogène transformé en fibres) qui agglutine l’ensemble, des thrombus « occlusifs » qui bouchent totalement la lumière du vaisseau sanguin etc.

Toxines diphtériques :

La toxine diphtérique est une exotoxine produite par Corynebacterium diphtheriae, responsable de la diphtérie. Cette maladie fut la plus grande cause de mortalité infantile vers la fin du XIX e siècle et fut aussi la cause de plusieurs épidémies majeures.

Toxines tétaniques :

La toxine tétanique est produite dans des fermenteurs de grande capacité, équipés d’un système de régulation de température, de pH et d’agitation. Le milieu utilisé est semi-synthétique à base d’hydrolysat de caséine, avec des sels minéraux, des vitamines et des facteurs de croissance.

Tryptophane :

Acide aminé indispensable à l’organisme et dont dérivent plusieurs composés biologiques importants (sérotonine, tryptamine).

Tropisme :

Tropo : du grec trophê = nourriture, développement, et isme : du suffixe -isme servant à former des substantifs. Le tropisme est une réaction d’orientation des végétaux et des animaux sous l’effet d’agents physiques ou chimiques externes : lumière (phototropisme), chaleur (thermotropisme), substances chimiques (chimiotropisme), entre autres. Si l’un de ces facteurs externes attire le végétal ou l’animal ou provoque une réaction, le tropisme est dit positif. Dans le cas contraire, on parle de tropisme négatif. Le tropisme est une réaction d’orientation ou de locomotion orientée, causée par des agents physiques ou chimiques.

 

 

V

Vasoconstricteur :

Vaso : du latin vas = récipient, canal, vaisseau et constriction : du latin constrictio = resserrer. La vasoconstriction est la diminution du diamètre de la lumière d’un vaisseau. La vasoconstriction peut être passagère ou chronique, due à des substances ou correspondre à un état physiologique. Vasoconstricteur : certaines molécules ont une action vasoconstrictrice, tels les antihistaminiques, la pseudo-éphédrine, la caféine …

Vasoconstriction :

Vaso : du latin vas = récipient, canal, vaisseau, et constriction : du latin constrictio = resserrer. La vasoconstriction est la diminution du diamètre de la lumière d’un vaisseau. La vasoconstriction peut être passagère ou chronique, due à des médicaments ou correspondre à un état physiologique.

Vasorelaxant :

Qui produit une vasorelaxation (diminution du tonus de la paroi musculaire des artères).

Voie intra-biliaire :

Les voies biliaires sont l’ensemble de canaux collectant la bile synthétisée dans le foie jusqu’à son écoulement dans le duodénum. La voie intra-biliaire ou voie biliaire intra-hépatique se situe au niveau de chaque lobule hépatique, la bile sécrétée par les hépatocytes va être recueillie par un ensemble de petits canaux, les canalicules, puis les canaux de Herring et enfin les canaux biliaires. La réunion de ces canaux forme le canal hépatique droit et gauche qui sortent du foie au niveau du hile du foie. Les canaux vont former un canal hépatique commun, qui devient extra-hépatique.

Voies aériennes supérieures :

Les voies respiratoires supérieures sont extra-thoraciques et se composent du nez, des fosses nasales, de la bouche, du pharynx (carrefour aérodigestif) et du larynx dans la gorge.

 

Vulnéraire :

Qui cicatrice les plaies et les blessures.

 

 

X

Xanthine-oxydase :

La xanthine oxydase ou XO, est une oxydoréductase qui catalyse l’oxydation de l’hypoxanthine en xanthine ainsi que l’oxydation de la xanthine en acide urique : Son poids moléculaire étant de 270 kDa, il s’agit d’une protéine de grande taille.

Xénobiotique :

Xéno : du grec xenos = étranger, et biotique : du grec bios = vie. Cet adjectif signifie : étranger à l’organisme. Dans de nombreuses pathologies, on recherche l’origine xénobiotique de la douleur : il peut s’agir d’un virus, d’une bactérie, de certains facteurs de la pollution. Les pesticides utilisés largement dans l’agriculture sont des produits xénobiotiques car, extérieurs à l’organisme, ils peuvent y provoquer des pathologies.
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