Avoine

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Dénomination latine :

  • Avena sativa

Famille botanique :

  • Gramineae

Principales formes galéniques :

  • T.M (teinture mère) de P.A (parties aériennes) fleuries
  • EPS de P.A (parties aérienne)

Composants :

Feuilles

  • Saponides, polyphénols, alcaloïde, trigonelline, dioxyde de silicium

Graines :

  • Amidon, acides gras insaturés, fer, manganèse, zinc, protéines, acide silicique, calcium, VB, polysaccharide

Propriétés :

  • Stimulante thyroïdienne
  • Stimulante le matin et apaisante le soir
  • Neurotonique
  • Antidépressive
  • Régulatrice du sommeil
  • La T.M favorise la désaccoutumance au tabac
  • Antispasmodique
  • Hypocholestérolémiante
  • Antitumorale
  • Diurétique
  • Antioxydante
  • Anti-inflammatoire
  • Cicatrisante
  • Immunomodulante
  • Antidiabétique

Indications :

  • Troubles nerveux
  • Insomnies
  • Sevrage tabagique
  • Asthénies
  • Déminéralisation
  • Insuffisance thyroïdienne
  • Hypercholestérolémie
  • Stérilité féminine par anovulation
  • En bains locaux ou généraux : prurit, eczéma, application sur les peaux séborrhéiques inflammatoires et les démangeaisons

Précautions d’emploi :

  • Contient du Gluten
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Aubépine

CrataegusMonogyna

Dénomination latine :

  • Crataegus monogyna

Famille botanique :

  • Rosacea

Principales formes galéniques :

  • Teinture mère (T.M) de sommité fleurie et fruit
  • EPS
  • Extrait fluide
  • Macérat glycériné de jeunes pousses
  • Extrait sec
  • Tisane

Dosage usuel :

  • 160 à 900mg d’extrait hydro-alcoolique standardisé au minimum à 1,5% de flavonoïdes exprimés en hyperoside

Composants :

  • Oligomères procyanidoliques
  • Flavonoïdes
  • Amines aromatiques
  • Acides triterpéniques
  • Acides phénols
  • Stérols

Propriétés :

  • Cardioprotectrice
  • Cardiotonique
  • Sédative
  • Anti-arythmique
  • Dilatatrice coronarienne
  • Hypotensive
  • Anti-hyperglycémiante
  • Spasmolytique des muscles lisses
  • Tranquillisante

Indications :

  • Insuffisance cardiaque
  • Palpitations
  • Déficience circulatoire
  • Etat nerveux
  • Insuffisance coronarienne
  • Éréthisme cardiaque
  • Bradycardies légères
  • Hypertension artérielle modérée liée à une hyper-sympathicotonie
  • Hypercholestérolémie
  • Etats neurotoniques
  • Troubles mineurs du sommeil
  • Surmenage
  • Angoisses
  • Irritabilité
  • Hyperémotivité
  • Hyperactivité
  • Mucoviscidose

Précautions d’emploi :

  • Risque d’interactions médicamenteuses : dosages à adapter si prise concomitante de Digitaline, anti-hypertenseurs ou hypolipémiants

Artichaut

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Dénomination latine :

  • Cynara scolymus

Famille botanique :

  • Astéracea

Principales formes galéniques :

  • Teinture mère (T.M)
  • EPS
  • Extrait fluide
  • Teinture officinale
  • Extrait sec

Dosage usuel :

Dans les affections hépatobiliaires :

  • Infusion = 50g de feuilles fraîches/L (infusion de 15 min, 1L/jour)
  • Extrait total = 1 à 3g/ jour per os
  • Suc frais = Sert après purification à la préparation de divers extraits

Composants :

Propriétés :

  • Cholérétique et cholagogue
  • Détoxiquant hépatique
  • Hépatoprotecteur
  • Amphocholérique
  • Hypocholestérolémiant
  • Hypotriglycéridémiant
  • Hypoglycémiant
  • Digestif
  • Diurétique

Indications :

  • Troubles digestifs divers et dyspeptiques
  • Hypercholestérolémie
  • Dépuration
  • Prévention cardiovasculaire
  • Goutte et hyperuricémie
  • Insuffisance hépatique et biliaire
  • Diabète

Précautions d’emploi :

  • Risque de nausées et/ou diarrhées chez les sujets sensibles
  • Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez l’enfant de moins de 12 ans
  • Contre-indiqué en cas d’obstruction des voies biliaires, de maladies biliaires ou hépatiques
  • Prudence chez les personnes allergiques aux astéracées

Zones d’applications et sites d’actions des Huiles Essentielles

Selon la zone d’application et/ou le mode d’administration des H.E, le site d’action et les effets recherchés ne seront pas les mêmes. Voici une liste qui facilitera et sécurisera l’emploi de vos H.E.

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Voie cutanée :

Plexus solaire

  • Action calmante, antispasmodique, régulatrice sur le SN autonome et le système cardiaque.

Abdomen

  • Action sur les organes internes (foie, intestin, estomac, pancréas, vésicule biliaire), action digestives, antispasmodique.

Colonne vertébrale

  • Action sur le système immunitaire et le SNC.

Tempes, nuque, front

  • Action antalgique en cas de maux de tête.

Haut du dos, thorax

  • Action sur la sphère broncho-pulmonaire.

Voûte plantaire

  • Action apaisante et calmante du SNC.

Zone connexe 

  • Action antalgique, anti-infectieuse, cicatrisante, anti-inflammatoire, etc…

 

Voie rectale :

Suppositoire

  • Action directe sur la sphère pulmonaire.

 

Voie vaginale :

Ovule gynécologique

  • Action sur le traitement des infections ou des mycoses vaginales.

 

Voie respiratoire :

Diffusion

  • Prévient des épidémies, assainit l’atmosphère, action répulsive pour les insectes, création d’une atmosphère tonique ou relaxante.

Inhalation/Olfaction

  • Traitement des affections ORL et respiratoires, traitements des troubles nerveux.

 

Voie orale :

Toutes formes galéniques per os

  • Traitement des infections digestives ou urinaires en 2ème intention UNIQUEMENT!!!

 

Le fonctionnement des différents systèmes nerveux

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Les systèmes nerveux exercent un contrôle sur l’ensemble du corps qui se traduit par des actes volontaires ou involontaires, et des sensations qui sont conscientes ou inconscientes. Ils gèrent les informations sensorielles, coordonnent les mouvements musculaires et régulent le fonctionnement des autres organes.

On distingue le système nerveux central (encéphale et moelle épinière) du système nerveux périphérique (nerfs, moelle et ganglions nerveux).

 

Le système nerveux central (SNC) :

Le système nerveux central (SNC) est un lieu de traitement de l’information ; c’est du système nerveux central que partent les commandes motrices vers les effecteurs : muscles et glandes, qui permettent la réaction de l’organisme à un stimuli. Il comprend l’encéphale et la moelle spinale et contient la majeure partie du système nerveux, mais aussi intègre les informations qu’il reçoit et les coordonne pour influer sur l’activité de toutes les parties du corps. Le système nerveux central est contenu dans la cavité dorsale du corps, avec le cerveau logé dans la cavité crânienne et la moelle épinière dans le canal rachidien. Le cerveau est protégé par le crâne tandis que la moelle épinière est protégée par les vertèbres, tous deux enfermés dans les méninges.

Le système nerveux périphérique (SNP) :

Le système nerveux périphérique (SNP) prolonge le système nerveux central (SNC). Il est la partie du système nerveux composé des ganglions et des nerfs à l’extérieur du cerveau et de la moelle épinière. Sa fonction principale est de faire circuler l’information entre les organes et le système nerveux central (SNC) car il fonctionne en collaboration avec celui-ci. À l’inverse du SNC, le SNP n’est pas protégé par les os du crâne et de la colonne ; il n’est pas non plus recouvert par la barrière hémato-encéphalique qui assure l’isolation du SNC. Ce manque de défense laisse le SNP beaucoup plus exposé aux lésions mécaniques et aux toxines. Certains de ces nerfs (nerfs moteurs) servent à activer nos muscles pour bouger, marcher, etc. D’autres sont des nerfs sensitifs, permettant de ressentir des sensations comme le chaud, le froid, la douleur, etc.

Le système nerveux périphérique comprend deux autres systèmes :

  • Le système nerveux somatique
  • Le système nerveux autonome (ou végétatif)

Le système nerveux somatique est la partie du système nerveux périphérique qui commande les mouvements et la position du corps et permet de percevoir par la peau diverses sensations (toucher, chaleur, douleur) et de découvrir par les autres organes des sens le milieu environnant (vision, audition, olfaction). Il intervient dans le contrôle volontaire des mouvements et dans la perception des stimuli externes. Il est donc constitué de neurones sensitifs et de neurones moteurs. Il comprend les nerfs spinaux qui acheminent l’information entre la moelle épinière et les muscles, les articulations et la peau. Il comprend également les nerfs crâniens qui permettent de connecter le système nerveux central à diverses parties de la tête, du cou et aux organes internes du corps.

Le système nerveux autonome, appelé également système nerveux végétatif ou encore viscéral, est un système qui permet de réguler différentes fonctions automatiques de l’organisme (digestion, respiration, circulation artérielle et veineuse, pression artérielle, sécrétion et excrétion). Il est responsable des fonctions non soumise au contrôle volontaire. Les centres régulateurs du système nerveux autonome sont situés dans la moelle épinière, le cerveau et le tronc cérébral (zone localisée entre le cerveau et la moelle épinière). Il contrôle notamment les muscles lisses (digestion, vascularisation…), les muscles cardiaques, la majorité des glandes exocrines (digestion, sudation…) et certaines glandes endocrines. Le système nerveux autonome contient des neurones périphériques mais aussi centraux.

La partie efférente du système nerveux autonome est divisée en deux composantes aux fonctions antagonistes :

  • Le système sympathique
  • Le système parasympathique 

Le système nerveux sympathique, appelé également système nerveux orthosympathique ou adrénergique, prépare le corps humain à l’action, à la peur ou à faire face à une situation de stress. Ainsi l’activation du système sympathique peut provoquer une tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque), une augmentation de la pression artérielle, un ralentissement du péristaltisme (mouvements intestinaux), une vasoconstriction périphérique, une stimulation des glandes sudoripares, entraînant une augmentation de la sudation, une stimulation de la libération de glucose par le foie, une augmentation de la sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline par les glandes surrénales, une relaxation de la vessie (dilatation), une broncho-dilatation (augmentation du diamètre des bronches), une mydriase (dilatation des pupilles)…

Le système nerveux parasympathique, appelé également système cholinergique, contrôle les activités involontaires des organes, glandes et vaisseaux sanguins conjointement à l’une des autres parties du système nerveux autonome : le système nerveux sympathique. Le système parasympathique utilise l’acétylcholine et est responsable du ralentissement de la fréquence cardiaque (cardio-modérateur), de l’augmentation des sécrétions digestives et de la mobilité du tractus gastro-intestinal. Il intervient dans certains phénomènes pathologiques, tels les évanouissements, les colites, les diarrhées, les vomissements, les larmes, etc. Les effets du Système Nerveux Autonome Parasympathique (SNAP) sont opposés à ceux du système nerveux sympathique (la plupart du temps). Les effets généraux d’une stimulation parasympathique sont une bradycardie (nerf vague responsable du malaise vagal), une augmentation du péristaltisme intestinal, une augmentation des sécrétions gastriques, salivaires et intestinales, un relâchement de la plupart des sphincters du tractus gastro-intestinal, une myosis (contraction de l’iris)…

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Les différents systèmes et les neurotransmetteurs :

 

Système Adrénergique (Sympathique) :

Les neurotransmetteurs du système adrénergique sont l’adrénaline et la noradrénaline. Ils se fixent sur les récepteurs alpha1, alpha2, béta1, béta2 et béta3.

L’adrénaline joue un rôle dans la peur, l’anxiété et le stress.  Elle est sécrétée en réponse à un état de stress ou en vue d’une activité physique, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches ainsi que des pupilles. Elle répond à un besoin d’énergie, par exemple pour faire face au danger.

La noradrénaline joue un rôle dans la colère, l’agressivité, l’excitation, l’orientation de nouveaux stimuli, l’attention sélective, la vigilance, les émotions, le réveil et le sommeil, le rêve et les cauchemars, l’apprentissage et le renforcement de certains circuits de la mémoire impliquant un stress chronique.

Lorsque la sécrétion d’adrénaline ou de noradrénaline est augmentée de façon considérable, ou lorsqu’il y en a trop dans l’organisme (même de façon exogène), cela peut provoquer de l’HTA (Hypertension artérielle), de l’arythmie cardiaque ou de l’asthme.

 

Système Cholinergique (Parasympathique) :

Le neurotransmetteur du système cholinergique est l’acétylcholine. Il se fixe sur les récepteurs muscariniques et nicotiniques.

L’acétylcholine joue un rôle dans la mémoire, l’apprentissage et l’activité musculaire.

Lorsque la sécrétion de l’acétylcholine est augmentée de façon considérable, ou lorsqu’il y en a trop dans l’organisme (même de façon exogène), cela peut provoquer la maladie d’Alzheimer.

  • Les H.E contenant la molécule carvone sont anti-cholinestérasiques
  • Les H.E contenant la molécule trans-anéthole sont parasympathomimétiques à faibles doses
  • Les H.E contenant la molécule bornéol inhibent les récepteurs nicotiniques à l’acétylcholine
  • Les H.E contenant la molécule viridiflorol inhibent l’acétylcholinestérase
  • L’H.E de bois de Hô possède une action sur les muscles lisses de la trachée vis-à-vis de l’acétylcholine
  • L’ H.E de cardamome bloque les récepteurs muscariniques
  • L’ H.E de ciste labdanifère réduit les sécrétions bronchiques et inhibe l’acétylcholinestérase qui dégrade l’acétylcholine
  • L’ H.E d’estragon détient une activité anticholinestérasique intéressante (les substances actives permettant d’augmenter l’activité cholinergique au niveau du système nerveux central (SNC) sont utilisés pour traiter la démence de type Alzheimer. Il existe une diminution de neurones cholinergiques au niveau du cortex et de l’hippocampe chez les patients atteints de ce type de démence. Les inhibiteurs de la cholinestérase entraînent une augmentation des niveaux d’acétylcholine au niveau des synapses neuronales en inhibant l’enzyme responsable de la dégradation de l’acétylcholine favorisant ainsi une augmentation de la transmission cholinergique)
  • L’ H.E d’eucalyptus radié est antispasmodique par action sur les muscles lisses de la trachée vis-à-vis de l’acétylcholine
  • Les H.E contenant la molécule 1,8 cinéole sont dotées d’une activité anti-cholinestérasique
  • L’ H.E de géranium rosat est régulatrice du système parasympathique
  • L’ H.E de laurier commun est régulatrice du SN végétatif (sympathique et parasympathique) à tropisme digestif, antispasmodique par action sur les muscles lisses de la trachée vis-à-vis de l’acétylcholine
  • L’ H.E de lavande vraie est parasympatholytique (anticholinergique par inhibition de la cholinestérase)
  • Les H.E contenant la molécule eugénol sont parasympatholytique
  • L’ H.E de marjolaine à coquille est parasympathicotonique
  • L’ H.E de petit grain de bigarade est anxiolytique (le linalol qu’elle contient est antalgique, anti-inflammatoire et anxiolytique. Il inhibe la libération d’acétylcholine et réduit le temps d’ouverture des canaux ioniques de la jonction neuromusculaire)
  • Les H.E contenant la molécule linalol sont antalgiques (action sur les récepteurs muscariniques, opioïdes et dopaminergiques) et inhibent la libération d’acétylcholine tout en réduisant le temps d’ouverture des canaux ioniques de la jonction neuromusculaire
  • Les H.E contenant la molécule menthol sont antispasmodiques (parasympatholytique)

 

Le système Dopaminergique :

Le neurotransmetteur du système dopaminergique est la dopamine. Il se fixe sur les récepteurs D1, D2, D3, D4 et D5.

La dopamine joue un rôle dans les mouvements volontaires, le comportement, la cognition, les fonctions motrices, la motivation, le circuit de la récompense, le sommeil et la mémorisation. Elle renforce les actions habituellement bénéfiques telles que manger un aliment sain en provoquant la sensation de plaisir ce qui active ainsi le système de récompense/renforcement. Elle est donc indispensable à la survie de l’individu. Plus généralement, elle joue un rôle dans la motivation et la prise de risque. Cette molécule est également impliquée dans certains plaisirs abstraits comme écouter de la musique.

Lorsque la sécrétion de la dopamine est augmentée de façon considérable, ou lorsqu’il y en a trop dans l’organisme (même de façon exogène), cela peut provoquer de la Schizophrénie. A l’inverse, lorsque la fabrication de dopamine est bloquée ou ralentie (même de façon endogène), cela peut provoquer la maladie de Parkinson.

  • L’ H.E de lavande vraie est dopaminergique
  • L’ H.E de sauge sclarée est antidépressive par modulation des voies dopaminergiques (circuit de la récompense)
  • Les H.E contenant la molécule linalol sont antalgiques (action sur les récepteurs muscariniques, opioïdes et dopaminergiques)
  • Les H.E contenant la molécule nérolidol sont neuro-protecteurs (neurones dopaminergiques)
  • Les H.E contenant la molécule sclaréol interagissent avec les mécanismes GABA-ergiques et dopaminergiques
  • Les H.E contenant la molécule eugénol préviennent de la réduction de dopamine dans le striatum
  • L’EPS de gattilier est dopaminergique

 

Le système Sérotoninergique :

Le neurotransmetteur du système sérotoninergique est la sérotonine. Il se fixe sur les récepteurs 5HT1, 5HT2, 5HT3 et 5HT4.

La sérotonine fabrique la mélatonine (hormone du sommeil) et joue un rôle dans la thermorégulation, le comportement alimentaire et sexuel, l’anxiété, le sommeil, l’agressivité et la dépression. Elle est notamment impliquée dans la gestion des humeurs et est associée à l’état de bonheur, lorsqu’elle est à un taux équilibré, réduisant la prise de risque et en poussant ainsi l’individu à maintenir une situation qui lui est favorable. Elle est donc indispensable à la survie et a un effet antagoniste à celui de la dopamine qui favorise au contraire la prise de risque et l’enclenchement du système de récompense. Elle est en outre également impliquée dans la mobilité digestive et « dans divers désordres psychiatriques tels que stress, anxiété, phobies, dépression ». Elle est ainsi la cible de certains outils thérapeutiques, notamment les antidépresseurs, utilisés pour soigner ces maladies mais son activité est également modifiée par certains psychotropes comme par exemple l’ecstasy (MDMA).

Lorsque la fabrication de sérotonine est bloquée ou ralentie (même de façon endogène), cela peut provoquer des migraines ou de la dépression, pouvant aller jusqu’à de la dépression suicidaire.

  • Les H.E contenant la molécule bergaptène sont mélatoninergiques
  • Les H.E contenant la molécule acide anthranilique sont des intermédiaires de la synthèse de tryptophane conduisant à la sérotonine agissant comme antidépresseur
  • L’EPS de griffonia est un inducteur sérotoninergique très efficace pour lutter contre la dépression

 

Le système GABAergique :

Les neurotransmetteurs du système GABAergique sont les GABA. Ils se fixent sur les récepteurs GABA-A et GABA-B.

Les GABA jouent un rôle dans la diminution de l’activité des neurones sur lesquels ils se fixent.  Il joue un rôle important chez l’adulte en empêchant l’excitation prolongée des neurones et possède par ailleurs un rôle neurotrophique, c’est-à-dire qu’il favorise la croissance de certains neurones.

Lorsque la sécrétion des GABA est augmentée de façon considérable, ou lorsqu’il y en a trop dans l’organisme (même de façon exogène), cela peut provoquer de l’épilepsie, de l’anxiété, des troubles du sommeil ou de l’ischémie cérébrale.

  • Les H.E contenant la molécule bornéol augmentent la sensibilité des récepteurs GABA à leur neurotransmetteur naturel et améliore l’activité de faibles doses de GABA à plus de 1000 %
  • Les H.E contenant la molécule nérolidol marquent une activité antalgique par effet probable sur le système GABAergique
  • Les H.E contenant la molécule sclaréol  interagissent avec les mécanismes GABA-ergiques et dopaminergiques
  • Les H.E contenant la molécule thuyone sont des modulatrices du récepteur de l’acide gamma-aminobutyrique de type A (GABA-A)

 

Le système Opioïde :

Les neurotransmetteurs du système Opioïde sont l’enképhaline et l’endorphine. Ils se fixent sur les récepteurs mu, kappa et delta.

L’enképhaline et l’endorphine jouent un rôle dans la douleur (ils inhibent la conduction nociceptive au niveau du SNC). Ils sont sont sécrétés par le complexe lors d’activité physique intense, (excitation, douleur et orgasme). Comme les opiacés, et en particulier la morphine (d’où leur nom), ils ont une capacité analgésique et procurent une sensation de bien-être voire d’euphorie.

Lorsque la sécrétion d’enképhaline ou d’endorphine est augmentée de façon considérable ou lorsqu’il y en a trop dans l’organisme (même de façon exogène), cela peut provoquer l’euphorie, une myosis, une dépression respiratoire, une constipation, une désorientation. A l’inverse, lorsque la fabrication d’endorphine ou d’enképhaline est bloquée ou ralentie (même de façon endogène), cela provoque des algies.

  • Les H.E contenant la molécule linalol se fixent sur les récepteurs opioïdes et exerce une action analgésique de type opioïde
  • L’ H.E de citron par inhalation humide est capable de moduler les réactions comportementales et neuronales liées à la nociception et la douleur
  • L’H.E de lavande vraie possède les effets anti-hyperalgésique et anti-nociceptif du linalol provenant de sa capacité à stimuler le système opioïde
  • Les H.E contenant la molécule linalol sont antalgiques (action sur les récepteurs muscariniques, opioïdes et dopaminergiques)
  • Les H.E contenant la molécule menthol sont antalgiques (par activation des récepteurs opioïdes surtout par voie locale)

 

Le système Histaminergique :

Le neurotransmetteur du système Histaminergique est l’histamine. Il se fixe sur les récepteurs H1 et H2.

Le récepteur H1 joue un rôle dans les réactions allergiques et inflammatoires.

Le récepteur H2 agit sur la stimulation de la sécrétion gastrique acide.

Selon les récepteurs qu’elle active, l’histamine provoque une réponse immunitaire, une sécrétion de suc gastrique et d’acide chlorhydrique, un relâchement des petites artères, une contraction des bronches et des muscles de l’intestin, un relâchement des contractions de l’utérus. Dans le système nerveux central, elle assure le maintien de l’état de veille.

Lorsque la sécrétion d’histamine est augmentée de façon considérable ou lorsqu’il y en a trop dans l’organisme (même de façon exogène), cela peut provoquer des allergies, des ulcères gastriques, de la tachycardie et des prurits.

  • L’ H.E de giroflier est antiallergique par inhibition de la libération d’histamine par les mastocytes
  • L’ H.E de tea-tree est antihistaminique (principalement au niveau cutané en réduisant la prolifération des cellules médiatrices de l’inflammation et leurs médiateurs)
  • Les H.E contenant la molécule humulène inhibent l’œdème consécutif à l’injection d’histamine
  • Les H.E contenant la molécule verbénone inhibent le bronchospasme induit par l’histamine
  • L’ EPS de plantain lancéolé, la T.M de menthe poivrée et la tisane de verveine citronnée sont également antihistaminiques

 

Le système Glutamatergique :

Le neurotransmetteur du système Glutamatergique est le glutamate. Il se fixe sur les récepteurs NMDA, AMPA et kaïnate.

Le glutamate excite et augmente les influx nerveux dans les neurones et agit de façon antagoniste avec les neurotransmetteurs GABA, il joue également un rôle dans la mémoristation. Il n’est pas essentiel pour l’être humain, mais peut dans certains cas être produit en quantité insuffisante par l’organisme, nécessitant alors un apport alimentaire. Le glutamate à forte concentration et en usage chronique présente une toxicité bien documentée. Son usage chronique est accusé de provoquer des effets neurotoxiques et des dommages rénaux à concentration excessive.

Lorsque la sécrétion de glutamate est augmentée de façon considérable ou lorsqu’il y en a trop dans l’organisme (même de façon exogène), cela peut provoquer de l’épilepsie, une destruction neuronale ou la maladie d’Alzheimer.

  • Les H.E contenant la molécule carvone possèdent une activité sur la libération de glutamate au niveau médullaire.

Alfafa (luzerne)

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Dénomination latine :

  • Medicago sativa

Famille botanique :

  • Fabacea

Principales formes galéniques :

  • Teinture mère (T.M)
  • EPS
  • Poudre de plante

Composants :

  • Isoflavones (génistéine, biochanine A, coumestrol)
  • Stachydrine et homostachydrine
  • Flavonoïdes : chrysoériol
  • Composés phénoliques, tanins, acides aminés et acides gras insaturés
  • Saponosides : glycosides de soyasapogénol et bidesmosides d’oléanènes acides
  • Coumarines
  • L-canavanine (acide aminé analogue de l’arginine)
  • Phytostérols
  • Sels minéraux, Calcium, Potassium, Phosphore, Fer, vitamines A (carotène), B, C, D, et K

Propriétés :

  • Œstrogénique, lactagogue
  • Revitalisante et reminéralisante (richesse en Silicium)
  • Apport de nutriments aisément assimilables
  • Activité spécifique anti LH
  • Hypocholestérolémiante du fait de la présence des saponosides qui, en formant un complexe insoluble, inhibent l’absorption intestinale du cholestérol et favorisent son élimination fécale
  • Antidiabétique, effet insuline-like
  • Anti-hémorragique (présence de vitamine K)
  • Neuroprotectrice, anti-oxydante, anti-ulcéreuse, antimicrobienne
  • Dépurative

Indications :

  • Utile aux convalescents qui ont besoin d’une alimentation aisément assimilable
  • Hypercholestérolémie, athérosclérose
  • Ménopause, bouffées de chaleur
  • Anémies, déminéralisation, asthénies
  • Maigreurs
  • Cosmétologie : prévention des coups de soleil (filtre solaire), anti-vieillissement de la peau
  • Diabète
  • Hématome spontané, peau sèche, cheveux et ongles fragilisés

Précautions d’emploi :

  • Pas d’utilisation alimentaire en continu
  • Contre-indiquée dans les maladies dys-immunitaires : observation de réactivations de lupus érythémateux disséminé (LED) ou d’autres pathologies par consommation de graines et de germes de luzerne utilisées pour leurs propriétés hypocholestérolémiantes en raison de leur teneur élevée en saponosides
  • Une induction de lupus est également possible
    • Une étude cas-témoins a trouvé une association significative entre l’administration d’alfalfa et le lupus
  • Incompatibilités avec certains médicaments anticoagulants en raison de sa teneur en vitamine K
  • Rares cas de troubles gastro-intestinaux (diarrhée), dermatites et arthralgies
  • Déconseillée chez la femme enceinte
  • Déconseillée chez les femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein
  • Contre-indiquée en cas d’hyperestrogénie et de cancers hormono-dépendants

Alchémille

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Dénomination latine :

  • Alchemilla vulgaris

Famille botanique :

  • Rosaceae

Principales formes galéniques :

  • Teinture mère
  • Extrait fluide
  • Extrait sec
  • EPS

Dosage usuel :

  • Teinture mère (T.M) = 20 à 50 gouttes, 3 fois par jour dans la 2ème partie du cycle
  • EPS = 1 cuillerée  à café par jour dans la 2ème partie du cycle

Composants :

  • Tanins (6 à 8%)
  • Flavonoïdes (2%)

Propriétés :

  • Astringente, anti-diarrhéique
  • Régularise la sécrétion ovarienne de progestérone
  • Lutéinique, cliniquement présente des effets progestatifs
  • Les tanins sont antimutagènes
  • Hémostatique, emménagogue, anti-hémorragique
  • Cicatrisante, vulnéraire
  • Stimule la multiplication des cellules épithéliales et des myofibroblastes
  • Antioxydante puissante
  • Angio-protectrice, augmentation significative de la synthèse d’hormone thyroïdienne et croissance des follicules de réserve induits par l’exposition au froid, inhibition de l’élastase
  • Vasorelaxante et anti-hypertensive (extrait méthanolique) thyroïdienne

Indications :

  • Affections gynécologiques, fibromes
  • Endométriose, syndrome prémenstruel
  • Pré-ménopause, dysménorrhées
  • Diarrhées et gastro-entérites
  • Atonie pelvienne (descente d’organes)
  • Aphtes, stomatites

Précautions d’emploi :

  • Rare constipation liée à l’astringence de l’alchémille
  • Déconseillée chez la femme enceinte

 

Les autres supports de dilution

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Outre les huiles végétales (H.V), il existe d’autres supports pouvant permettre l’administration d’une H.E.

 

La base pour le bain :

Il s’agit d’un produit neutre qui entraîne la solubilisation de l’H.E dans l’eau du bain. Ce type de produit se trouve dans les boutiques d’aromathérapie ainsi que dans certaines pharmacies.

Contrairement aux H.V, la base ne laisse pas de film gras sur la peau. La plupart des bases pour bain dérivent de l’huile de ricin. Il est conseillé de ne pas se rincer ou se savonner après le bain, afin d’optimiser les effets de l’H.E.

 

Le comprimé neutre :

Disponible en pharmacie et dans certaines boutiques d’aromathérapie, ce comprimé de levure permet l’absorption d’une H.E par voie orale. Il représente l’alternative idéale aux autres supports (sucre, miel) utilisés pour l’usage interne des H.E et déconseillés aux personnes diabétiques et/ou en surpoids.

Faiblement calorique et dépourvu de lactose, ce comprimé n’induit pas de caries ni d’intolérances. Un enrobage de miel ou d’huile végétale peut parfois enrichir le comprimé lors d’une administration d’H.E agressive.

 

Le dispersant :

Le disper s’utilise principalement par voie orale et remplace à merveille un comprimé neutre ou une H.V quand ces derniers ne sont pas envisageables. Comme son nom l’indique, le disper « disperse » l’H.E en microgouttelettes, la rendant ainsi soluble dans l’eau. La posologie consiste à diluer 2 ou 3 gouttes codex d’H.E dans 20 à 30 gouttes de disper, puis de mélanger le tout dans un demi-verre d’eau. A renouveler 1 ou 2 fois/jour. Le disper permet également l’incorporation d’H.E par voie cutanée. Le solubol s’emploie aussi bien pour un usage interne que pour un usage externe. D’origine végétale et sans alcool, le solubol solubilise l’H.E dans l’eau.

 

Le talc :

Cette fine poudre blanche dévoile son intérêt dans l’administration des H.E par voie cutanée. Essentiellement composé de silicium de magnésium, le talc appartient à la famille des minéraux. Insoluble dans l’eau, il forme un film doux et protecteur à la surface de la peau. Il rentre dans la composition de préparations à base d’H.E apaisant les démangeaisons cutanées, les plaques d’eczéma, ou encore les irritations de la peau.

Ce type de préparation est réalisé en préparatoire pharmaceutique en utilisant le talc à une concentration de 2 à 3%. La posologie consiste à saupoudrer les zones corporelles concernées 2 à 3 fois par jour.

 

Le beurre de karité :

Ce beurre solide de couleur jaune crème devient huileux à partir de 35°C. Extraite des noix d’un arbre appelé karité, cette matière grasse détient des propriétés nourrissantes et adoucissantes. Particulièrement riche en vitamine A, E et oméga 9, le beurre de karité combat aussi bien le dessèchement cutané que les rides ou encore les vergetures et les crevasses. Il protège également la peau contre les coups de soleil et prolonge l’effet du bronzage, grâce à la présence de karitine. Le beurre de karité accompagne ainsi à merveille des H.E utilisées en massage.

 

Gels douche et shampoings :

Les H.E peuvent s’incorporer aux gels douche ou aux shampoings, ce type de mélange peut traiter, soulager, apaiser certains troubles cutanés et/ou capillaires. Cependant, il est primordial d’éviter tout contact avec les yeux et les muqueuses.

Les huiles végétales

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Une H.E détient une forte concentration en molécules aromatiques. Dans de rares cas, pour une administration ponctuelle ou localisée par exemple, une H.E peut s’appliquer pure sur la peau. Cependant, la plupart du temps, lorsque l’application s’étend, les administrations se multiplient ou que la peau se fragilise, une dilution préalable dans un support adapté devient indispensable. Le support, le plus souvent une huile végétale, permet d’atténuer l’agressivité d’une H.E, tout en apportant, à son tour des bienfaits qui lui sont propres. Les huiles végétales (H.V) dévoilent également toutes leurs vertus dans l’alimentation.

Bien choisir son support demeure donc primordial. Certaines H.V s’adaptent particulièrement aux peaux sensibles des bébés, d’autres complètent à merveille l’action de l’H.E. Le choix du support s’effectue en fonction du profil de l’usager (âge, état de la peau…), de la pathologie à traiter ou encore de la voie d’administration de l’H.E. En effet, certaines H.V conviennent spécifiquement à la voie orale : c’est le cas de l’huile de noix ou encore de l’huile d’olive.

Une H.V est extraite des corps gras de certains fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes…), de noyaux (abricot), de pépins (raisin) ou encore de graines (sésame)… Tout comme une H.E, l’H.V répond à des normes strictes. De la même façon que pour une H.E, la qualité d’une H.V se contrôle par une chromatographie(1). Chaque H.V vierge possède une fiche d’identité contenant tous les renseignements nécessaires à une bonne traçabilité : pays de production agricole, stockage, bulletins d’analyses de l’huile…

Les H.V renferment de nombreux éléments. Tous apportent leurs bienfaits à la plante et lui confèrent une grande résistance :

  • Des vitamines (A,B,C,E…) et des polyphénols possédant une action anti-oxydante
  • Des oligoéléments (cuivre, zinc, manganèze…)
  • Des acides aminés (lysine)
  • Des phytostérols (campestérol, stigmastérols…)
  • Des acides gras polyinsaturés dont 3 majoritaires : l’acide oléique (oméga 9), l’acide linoléique (oméga 6) et l’acide alpha-linoléique (oméga 3)

La nature des acides gras diffère d’une H.V à une autre. Certaines présentent une teneur importante en oméga 6 comme l’huile de tournesol, d’autres possèdent une richesse particulière en oméga 3 comme l’huile de colza par exemple.

La majorité des H.V se conservent difficilement; ce sont des produits fragiles, sensibles à l’air, la lumière ainsi qu’à la chaleur. En effet, les acides gras contenus dans les huiles peuvent s’oxyder sous l’influence de certains facteurs, et se transformer en molécules potentiellement toxiques pour l’organisme. Ce phénomène d’oxydation entraîne généralement un changement de couleur ou un changement d’odeur de l’huile. La plupart des huiles végétales se gardent plusieurs mois à température ambiante dans un endroit sombre et frais. Cependant, quelques-unes d’entre elles, beaucoup plus sensibles à l’oxydation doivent se conserver dans le réfrigérateur après ouverture. C’est le cas de l’huile de bourrache, ou encore de coton. Une fois la bouteille ouverte, l’ajout de vitamine E permet de retarder le phénomène d’oxydation.

 

L’huile d’abricot :

(Vieillissement cutané précoce, peau terne)

  • Huile végétale stable de toucher gras, mais bien absorbée par l’épiderme
  • Améliore la fonction barrière cutanée et la microcirculation, aide à reconstruire le film lipidique de la peau, anti-inflammatoire, protège contre l’action des U.V
  • Assouplissante, améliore l’élasticité de la peau et adoucissante
  • Émolliente(2) et hydratante (vitamines A et E) pour la peau exposées au soleil (coup de soleil) mélangée à de l’huile d’onagre. Ralentit le vieillissement cutané, mélangée à l’argile
  • Ravive le teint, efface les rides, adoucit les peaux sèches
  • Nourrissante
  • Comestible

 

L’huile d’amande douce :

(Pénétrante des H.E, dermatoses)

  • Laxatif doux des vieillards et enfants (per os)
  • Améliore la fonction barrière et la protection de la peau, cicatrisante, propriétés antifongiques(3)
  • Anti-inflammatoire et antalgique
  • Assouplissante et adoucissante, reconstruit le film lipidique de la peau
  • La coque contient une substance antibiotique active sur le bacille Pyocyanique
  • Adaptée aux femmes enceintes (vergetures), aux nourrissons
  • Apaisante cutanée, pénétrante
  • Active sur les démangeaisons et les irritations cutanées
  • Comestible
  • !!! Eviter chez les personnes allergiques aux fruits à coque !!!

 

L’huile d’argan :

(Diluante des H.E)

  • Anti-inflammatoire (caroténoïdes) et anti-oxydante (vitamine E)
  • Hypolipidémiante(4), réduit le risque cardiovasculaire per os
  • Anti-thrombotique(5) par voie orale
  • Effets sur l’insulino-résistance et diminution de la sensibilité à l’ischémie(6) des coronaires, protecteur cardiaque
  • Anti-acnéique, anti-psoriasique, anti-rougeurs, antivieillissement par voie topique, antifongique
  • La coloration rougeâtre de l’huile est due à sa teneur élevée en pigments caroténoïdes, représentés essentiellement par les xanthophylles (50mg pour 100g d’huile)
  • Richesse en stérols (160mg pour 100g d’huile)
  • Utilisée comme aphrodisiaque et fortifiant
  • Régénératrice cutanée
  • Raffermissante, assouplissante
  • Nourrissante, très pénétrante
  • Comestible

 

L’huile d’arnica :

(Tendinite, entorse, coups, arthrite, varices, crampe)

  • Anti-hématome, anti-ecchymose
  • Circulatoire
  • Anti-inflammatoire
  • Améliore la circulation sanguine
  • Conseillée dans l’effort ou les douleurs musculaires
  • Active sur les jambes lourdes
  • Non comestible !
  • !!! Pas d’administration orale : l’ingestion peut provoquer hallucinations et troubles digestifs à forte dose, gastro-entérites graves, cardio-toxicité, nervosité, accélération du rythme cardiaque ainsi qu’une faiblesse musculaire pouvant conduire à la mort !!!

 

L’huile d’avocat :

(Cernes, rides)

  • Nourrissante, réparatrice cutanée
  • Assouplissante
  • Régénératrice et protectrice cutanée
  • Comestible

 

L’huile de bourrache :

(Douleurs prémenstruelles)

  • Hypo-cholestérolémiante(7), antiagrégant plaquettaire per os
  • Anti-oxydante
  • Assouplissante, immunostimulante
  • Régulatrice du système hormonal
  • Comestible

 

L’huile de calendula :

(Coups de soleil, urticaire)

  • Adoucissante, apaisante, calmante cutanée
  • Cicatrisante, protectrice cutanée
  • Anti-inflammatoire, par voie orale comme par voie locale, anti-œdémateuse (oméga 6)
  • Anti-oxydante
  • Préconisée dans les irritations cutanées
  • Antispasmodique
  • Effet antihistaminique
  • A utiliser avec précaution par voie orale !

 

L’huile de calophylle :

(Couperose)

  • Cicatrisante, vulnéraire(8), antimicrobienne
  • Tonique, circulatoire
  • Fluidifiante sanguine
  • Anti-inflammatoire
  • Antiseptique
  • Non comestible !

 

L’huile de carotte :

(Ecran solaire)

  • Antiride
  • Aide au bronzage
  • Effet bonne mine
  • Anti-oxydante
  • Protectrice cutanée
  • Assouplissante
  • Comestible

 

L’huile de coco :

(Peau et cheveux secs, frisés ou abîmés)

  • L’huile de coco n’augmente pas le taux de cholestérol per os des populations polynésiennes et semble même diminuer le risque cardio-vasculaire malgré la richesse en acides gras saturés dans les populations de Papouasie Nouvelle Guinée
  • Effet protecteur vis-à-vis de la maladie d’Alzheimer
  • Nourrissante
  • Fortifiante capillaire
  • Adoucissante cutanée
  • Comestible

 

L’huile de germe de blé :

(Eczéma, gerçure)

  • Hypocholestérolémiante, diminution du LDL-cholestérol, anti-oxydante per os
  • Antianémique
  • Protectrice des systèmes cardiaques et nerveux
  • Comestible

 

L’huile de jojoba :

(Acné, peau grasse, soin cutanée)

  • Sébo-régulatrice, régulatrice du PH cutané
  • Assouplissante
  • Protectrice cutanée
  • Non comestible !
  • !!!Attention, pas d’emploi alimentaire : elle entraine des modifications histologiques et activités enzymatiques entérocytaires(9) !!!

 

L’huile de macadamia :

(Vergetures, main abîmée)

  • L’huile de macadamia est bien absorbée par la peau, tout en permettant un massage prolongé
  • Facilite la microcirculation locale (tonifierait la circulation lymphatique)
  • Protectrice cellulaire, nourrissante, assouplissante de la peau (acide oléique, acide palmitoléique)
  • Recommandée pour peaux fragiles, vergetures, cicatrisation, soin des cheveux, crevasses et gerçures des mains
  • Veinotonique
  • Comestible

 

L’huile de millepertuis :

(Sciatique, névralgie, rhumatisme)

  • Cicatrisante
  • Régénérante cutanée
  • Antalgique
  • Anti-inflammatoire
  • Non comestible !

 

L’huile de nigelle :

(Grippe, rhume)

  • Immunostimulante
  • Anti-inflammatoire et neuro-protectrice (intérêt dans la maladie d’Alzheimer)
  • L’huile de nigelle pourrait réduire (essai clinique en double aveugle) la présence de symptômes subjectifs tels que la congestion de la muqueuse nasale, le prurit nasal, les éternuements, le nez qui coule
  • Antimicrobienne
  • Digestive per os
  • Antifongique
  • Bronchodilatatrice
  • Comestible

 

L’huile de noisette :

(Douleurs musculaires)

  • Soulage les peaux fragiles et rougissantes à hydrater profondément
  • Régulatrice de sébum
  • Anti-lithiasique
  • Antianémique
  • Apaisante et adoucissante
  • Comestible

 

L’huile de pépin de raisin :

(Vieillissement cutané)

  • Anti-oxydante
  • Démaquillante
  • Désincrustante
  • Régénératrice cutanée
  • Protectrice du système cardiovasculaire
  • Comestible

 

L’huile de ricin :

(Ongles mous, cassants et cheveux ternes et cassants)

  • Puissamment laxative et même purgative, elle déclenche des spasmes intestinaux 3 à 5 heures après l’ingestion
  • Nourrissante
  • Fortifiante
  • Anti-inflammatoire
  • Antalgique
  • Immunostimulante
  • A utiliser avec précaution par voie orale !

 

L’huile de rose musquée :

(Rides, cicatrices, vergetures)

  • L’acide transrétinoïque ou rétinol est la forme active de la vitamine A, utilisé fréquemment en dermatologie pour ses qualités raffermissantes et cicatrisantes
  • La vitamine K agit sur la couperose et les rougeurs diffuses par effet pro-coagulant
  • Les squalènes sont des composants de la peau et présentent des propriétés émollientes et anti-oxydantes
  • Émolliente, hydratante, agit sur les eczémas secs, ichtyoses(10)
  • Cicatrisante
  • Comestible

 

 

 

1. Chromatographie :
Chromato : du grec khrôma = couleur, mais aussi relatif au chrome, et graphie : du grec graphein = écrire. C’est un ensemble de techniques physiques permettant la séparation des constituants d’un mélange (phase fixe) dans une phase mobile, liquide ou gazeuse. Les différentes méthodes utilisées sont variées et dépendent des molécules à séparer. C’est ainsi que, sans entrer dans le détail, on distingue : la chromatographie d’adsorption (l’adsorption est une liaison entre les molécules), la chromatographie d’échanges d’ions ou ionique (le produit mélangé à un solvant traverse une colonne de résine chargée positivement ou négativement selon que l’on veut séparer les anions ou les cations), de partage, d’exclusion, la chromatographie sur couche mince de gel de silicone où on place d’échantillon à analyser et sur laquelle on fait passer un solvant, sur papier (ex. séparation des différents pigments chlorophylliens, posés sur une bande de papier type Whatman au contact d’un mélange de solvants), gazeuse, etc.
2. Emolliente :
  • Qui relâche les tissus.
3. Antifongique :
  • Anti : du préfixe anti = hostilité, opposition ou défense (contre), et fongique : du latin fungus = champignon. Se dit de médications actives contre les champignons ou levures parasites de l’homme ou des animaux (des infections appelées mycoses).
4. Hypolipidémiant :
  • Qui fait baisser le taux de graisse dans le sang, le cholestérol et les triglycérides essentiellement.
5. Anti-thrombotique:
  • Qui prévient ou limite la formation ou l’extension d’un thrombus(11).
6. Ischémie :
  • Isch- : du grec iskhein = arrêter, ralentir ou supprimer une fonction sécrétoire, circulatoire ou excrétoire, et émie : du grec haima = relatif au sang. Ralentissement ou arrêt de la circulation sanguine dans un ou plusieurs vaisseaux sanguins. L’ischémie est généralement due à la présence d’athéromes dans les artères, ou à une sténose du vaisseau. Elle peut également résulter de la présence d’un caillot engendré par une phlébite.
7. Hypocholestérolémiante:
  • Hypo : du grec hupo = dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieure à la normale. Cholé : du grec kholê = relatif à la bile. Stérol = désignant les corps qui dérivent du noyau stérol, et émie : du grec haima = relatif au sang. Dans le sérum, le taux normal de cholestérol total est compris entre 1,5 et 2,6 g/litre. L’hypocholestérolémie n’est caractéristique qu’en dessous de 1,5 g/L chez l’adulte (valeurs inférieures chez l’enfant). Adj. : hypocholestérolémiant : qui fait baisser le taux de cholestérol dans le sang.
8. Vulnéraire :
  • Qui cicatrice les plaies et les blessures.
9. Entérocytaire :
  • Les entérocytessont un des quatre principaux types de cellules de l’épithélium intestinal, au sein de la muqueuse intestinale.
  10. Ichtyose :
  • Ichtyo : du grec ikhthus = poisson ou du latin ichthus, même signification, et ose : du grec –ôsis = suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. L’ichtyose est une affection cutanée héréditaire qui se transmet selon le mode récessif (les deux parents doivent en être atteints), mais il existe aussi d’autres modes de transmission. Dans cette pathologie, la peau présente une sécheresse excessive qui fait apparaître des squames qualifiées d’ichtyosiques et qui la fait progressivement ressembler à une peau écaillée, ce qui lui a valu son nom. Les lésions cutanées ne deviennent visibles que vers l’âge de deux ans, pour atteindre leur paroxysme vers 14 à 15 ans et persister ensuite pendant toute la vie, avec des périodes de « calme », en particulier en été quand la transpiration réhydrate la peau. Il existe des ichtyoses localisées qui ne touchent que certaines parties du corps, notamment les mains et la plante des pieds. Ces ichtyoses localisées font partie des kératodermies symétriques congénitales. Pour la plupart des autres formes dites généralisées, tout le corps est atteint, mais certaines zones le sont bien moins, du fait de la présence d’un nombre important de glandes sudoripares et sébacées : il s’agit des aisselles, de l’aine et des plis génitaux, de la région péri-anale. D’autres zones sont également peu touchées, en particulier le visage, les zones de la barbe et des sourcils, ainsi que les muqueuses. En revanche, les coudes, genoux et face externe des membres.
11. Thrombus
  • Thrombus : du grec thrombos = caillot, en rapport avec la coagulation du sang. Un thrombus est un caillot sanguin qui peut se former l’importe où dans le système vasculaire (artères, veines, capillaires) ou dans le cœur. il existe un grand nombre d’adjectifs pour qualifier un thrombus, en fonction de sa composition et de sa localisation. A titre d’exemples, il existe des thrombus « blancs », uniquement formés de thrombocytes (plaquettes) et de leucocytes (globules blancs), des thrombus « rouges », constitués de globules rouges, plaquettes et fibrine (fibrinogène transformé en fibres) qui agglutine l’ensemble, des thrombus « occlusifs » qui bouchent totalement la lumière du vaisseau sanguin etc.

Les différentes formes galéniques

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La forme galénique correspond à la forme sous laquelle s’administre une molécule. Pour une même voie d’administration, il existe une multitude de formes galéniques. Le choix de la forme assure une utilisation des H.E la plus adaptée à leur mode d’administration. Une H.E ne s’adapte pas forcément à toutes les formes galéniques, la décision finale découlera donc également des caractéristiques de l’H.E et de l’effet thérapeutique recherché. Chaque forme galénique présente des particularités bien à elle ainsi que des usages spécifiques.


Les formes orales 
:

  • Les gélules ou capsules dures

Une gélule se compose de 2 demies capsules à base de gélatine, emboîtées et pouvant renfermer poudres, granulés ou liquides. Elles existent sous 8 tailles différentes symbolisées par un numéro : de 000 pour les plus grandes au chiffre 5 pour les gélules les plus petites. Contrairement aux comprimés, les gélules peuvent s’ouvrir pour libérer la poudre en cas de difficulté de déglutition par exemple, exceptées les gélules gastro-résistantes qui nécessitent d’être avalées telles quelles avec un grand verre d’eau.

Les gélules font parties des préparations magistrales, leur fabrication nécessite l’intervention d’un(e) préparateur(trice) en pharmacie.

Poudres végétales et H.E s’incorporent facilement dans une gélule. L’H.E se mélange à un excipient; la silice colloïdale. Chimiquement inerte, la silice représente un absorbant de qualité. Le mélange H.E/silice est trituré dans un mortier avant d’être mit en gélules.

Les gélules ne sont pas totalement étanches, les H.E s’en échappent avec le temps. Il est donc conseillé de les conserver dans un flacon en verre teinté, à l’abri de la lumière, hermétiquement fermé et pendant une durée maximale de 2 mois. Au-delà, les gélules seront moins actives car moins dosées en H.E.

 

  • Les capsules molles

De forme variable, une capsule est constituée d’une enveloppe épaisse et souple de gélatine, renfermant une prise unitaire de principe actif. L’association de gélatine et de glycérol confère à la capsule un aspect mince et souple. Ovoïde ou sphérique, une capsule ressemble à un petit globule creux composé d’un corps unique fermé hermétiquement. Une capsule ne se fabrique pas à l’officine : elle fait partie des formes industrielles exclusives. Elle est formée, remplie et fermée au cours d’un même cycle de fabrication. L’H.E se mélange à une huile végétale grasse avant de subir une encapsulation. Plus facile à avaler, cette forme galénique convient particulièrement aux muqueuses digestives fragiles. L’enveloppe se désagrège dans l’estomac en quelques minutes, libérant ainsi le principe actif.

 

  • Les sirops et les solutions buvables

Préparations aqueuses sucrées, les sirops se composent d’une concentration minimale de 45% en saccharose. Selon les cas, les solutions buvables s’administrent pures ou diluées dans un peu d’eau. Solutions, suspensions, ou émulsions, les préparations liquides renferment une ou plusieurs H.E dans un solvant approprié (alcool, huile végétale). Elles existent sous forme d’ampoules buvables permettant une dose unitaire de principe actif. La forte proportion de sucre rend les sirops déconseillés chez les diabétiques. Malgré la forte teneur en sucre conférant des propriétés antibactériennes, les sirops et solutions buvables ne se conservent pas plus d’1 mois après ouverture. Ces formes galéniques se fabriquent aussi bien industriellement qu’à l’officine. Une ou plusieurs H.E peuvent entrer dans la composition d’un sirop ou d’une solution buvable.

 

Les formes cutanées :

  • Crèmes, gels et pommades dermiques

Ces formes galéniques contiennent un mélange d’eau et d’huile en différentes  proportions dans lesquelles s’incorpore le principe actif. La quantité d’eau par rapport à l’huile confère leur consistance et donc leurs appellations de crèmes, gels ou pommades. Ces formes s’appliquent généralement sur la peau et/ou les muqueuses afin d’exercer une action locale ou systémique par la pénétration des principes actifs à travers la peau.

Selon la nature des excipients utilisés, crèmes, pommades et gels détiennent des propriétés hydrophobes ou hydrophiles. Paraffine, huiles végétales, cires, graisses animales constituent les excipients les plus utilisés. Quelle que soit la forme, les crèmes, pommades et gels dermiques doivent s’appliquer en couches minces sur une peau saine et propre. Une peau lésée ou malade peut favoriser la pénétration cutanée de certains principes actifs, engendrant ainsi des effets indésirables.

 

  • Les dispositifs transdermiques ou patchs

Les patchs se fixent sur la peau et diffusent le principe actif en continu et à vitesse constante, sur plusieurs heures à plusieurs jours. Le principe actif atteint par la suite la circulation générale. Un patch se place sur une peau non lésée, glabre(1) et propre. Changer d’endroit à chaque renouvellement permet de limiter les risques d’irritations et d’allergies cutanées.

De nos jours, 2 systèmes coexistent; le système matriciel garanti le passage de l’H.E directement de l’excipient vers la peau, tandis que le système réservoir comprend une membrane polymère(2), que l’H.E devra traverser avant d’atteindre le tissu cutané. Les patchs conviennent particulièrement à l’aromathérapie. Les H.E traversent en effet très facilement les couches cornées apportant un réel confort dans les douleurs et les phénomènes inflammatoires profonds. Le procédé occlusif du patch assure une pénétration profonde des H.E. L’utilisation des H.E sous forme de patchs est actuellement peu fréquente chez l’enfant.

 

Les formes rectales :

  • Les suppositoires

De forme conique ou ovoïde, un suppositoire se compose généralement d’un corps gras (beurre de cacao, huile végétale) et d’un principe actif. Excipients et principes actifs doivent fondre à 37°C.

Un suppositoire s’utilise aussi bien pour son action locale que pour son action systémique. En effet, quelques minutes après son introduction dans le rectum, le suppositoire fond et libère ses composants. Les vaisseaux sanguins du rectum absorbent par la suite le principe actif.

Le choix des excipients reste primordial; tous les excipients utilisés doivent présenter une totale innocuité et une bonne tolérance pour la muqueuse anale. Ils doivent également être chimiquement inertes et d’une consistance convenable. Sensible à la chaleur, un suppositoire se conserve à une température ne dépassant pas les 25°C. La forme, le volume ainsi que la consistance d’un suppositoire s’adaptent à l’âge et au poids du patient.

 

  • Les lavements

Les lavements consistent à introduire un mélange d’H.E et d’H.V (Huile Végétale) dans le rectum à l’aide d’une petite poire. Il est primordial de réaliser une émulsion pour que les H.E, irritantes pour les muqueuses, soient complètement dispersées dans la préparation finale.

 

Les formes vaginales :

  • Les ovules

Les ovules gynécologiques sont des préparations solides de forme ovoïde et contenant une dose unitaire de principe actif. Leur composition se rapproche de celle des suppositoires. Ils se placent au fond du vagin pour un traitement local. Leur action se limite à l’appareil génital de la femme en cas d’infection vaginale ou de dérèglement hormonal. Les comprimés vaginaux remplacent progressivement les ovulent gynécologiques. A l’heure actuelle, la voie vaginale reste peu utilisée chez la jeune femme.

 

  • Autres formes vaginales

Les irrigations vaginales et les crèmes gynécologiques à base d’H.E peuvent être utilisés chez la femme adulte.

 

 

1. Glabre :
  • Dépourvu de poils (imberbe ou rasé).
2. Membrane polymère :
  • Membrane constituée d’une interphase de polymère et dotée d’une perméabilité sélective à certaines espèces chimiques.